Gabriel de Montgommery
Du régicide involontaire à la rébellion assumée
« Le lion jeune le vieux surmontera,
En champ bellique par singulier duelle :
Dans cage d’or les yeux luy crevera,
Deux classes une, puis mourir, mort cruelle. »1
Mort tragique du roi Henri II. À gauche : Gabriel de Montgommery ; à droite : Henri II. (© Patrimoine Normand)
Si l’on en croit les férus de sciences occultes, c’est par ce quatrain sibyllin que l’astrologue Michel de Nostredame (1503-1566), passé à la postérité sous le surnom de Nostradamus, aurait prophétisé dès 1555 la mort du roi de France Henri II au cours d’un tournoi quatre ans plus tard. La lance qui infligea au monarque une blessure fatale était tenue par un certain Gabriel de Lorges, fils du comte Jacques de Montgommery. Cet accident accéléra le cours de l’Histoire et bouleversa la destinée de ce Normand, régicide bien malgré lui.
L’art de célébrer… une défaite
Mois de juin, an de grâce 1559. Pour fêter l’union de sa fille, Élisabeth de France, avec le roi Philippe II d’Espagne, ainsi que celle de sa sœur, Marguerite de Valois, avec le duc de Savoie Emmanuel-Philibert, Henri II a décrété l’organisation de grandes réjouissances en sa capitale. Piètre souverain que cet Henri-là, plus réputé pour ses amours avec la resplendissante Diane de Poitiers, maîtresse à l’inoxydable beauté, que pour ses qualités de stratège ou de diplomate.
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