Puits anciens et fontaines miraculeuses du pays de Putanges
Dans le bocage du pays de Putanges, les anciens puits et les fontaines miraculeuses témoignent d’un rapport ancestral à l’eau. Hérités d’un terroir marqué par une géologie complexe et par de très anciennes croyances populaires, ces modestes édifices de pierre constituent aujourd’hui encore l’un des éléments les plus attachants du petit patrimoine rural normand.
Les Tourailles – la fontaine. (Photo Jeannine Rouch © Patrimoine Normand)
Les puits
Nous avons répertorié près de deux cents puits sur le canton de Putanges et les communes limitrophes. Pourquoi y sont-ils si nombreux ? La carte met en évidence la complexité géologique de cette région située à l’extrémité nord-est du Massif Armoricain.
Les roches variées : granit, grès, schiste biovérien, poudingue, résistantes à l’érosion, imperméables sont fissurées ou faillées, ce qui explique la multiplicité des réserves d’eau constituant des nappes propices à l’alimentation en eau des bourgs, hameaux ou fermés isolées sur les coteaux rocheux dominant le Val d’Orne.
Rive gauche, plus accidentée, le Bocage a été préservé, ainsi que les traditions, et les puits sauvegardés. Rive droite, près du plateau d’Argentan, où le calcaire domine, le besoin d’espace que crée l’utilisation de machines agricoles les a faits disparaître.
Des petits bourgs comme la Forêt-Auvray ou le Ménil-Hermei, juchés de part et d’autre de l’Orne non loin du site fameux des Roches d’Oëtre comptent encore une vingtaine de puits chacun.
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°26. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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