Richesse du vitrail en Haute-Normandie
La transfiguration de la lumière
L’art du vitrail a traversé les siècles et, malgré les guerres, les tempêtes, les averses de grêle, les pollutions, ce qui en reste aujourd’hui à notre contemplation témoigne de la foi de nos ancêtres, de leur savoir-faire, sublimé par leur ferveur religieuse. À travers ces transparences mosaïquées qui nous rendent vivantes des images d’un autre temps, ce sont des pans entiers de l’histoire sainte qui apparaissent à nos yeux, ce sont aussi des visions d’éternité transmises par la lumière sur un des supports le plus fragile qui soit : le verre.
Cathédrale de Rouen, vitrail de saint Julien l’Hospitalier (XIIIe siècle), don des poissonniers. (Photo Alexandre Vernon © Patrimoine Normand)
La Haute-Normandie recèle en ses églises et ses chapelles la plus importante collection de vitrage de France, et la plus riche en qualité, soit quelque 8800 m2 en Seine-Maritime et 3500 m2 dans l’Eure. C’est-à-dire davantage que la ville de Paris et presque autant que le département de l’Aube qui est en vitrail le département le plus riche de France, et même d’Europe. Ce véritable trésor représente plusieurs époques, depuis le XIIIe siècle jusqu’au XVIe siècle, sans oublier la renaissance de la technique du vitrail au XIXe siècle et cette volonté créatrice des verriers de notre temps.
Les premiers vitraux
Dans notre région, les premières traces de vitraux remontent au VIIIe siècle d’après les fouilles archéologiques entreprises sous l’ancienne cathédrale de Rouen. Quelques fragments y ont été retrouvés et également à Notre-dame-de-Bondeville, à l’emplacement même d’une ancienne chapelle, nous a confié Philippe Chéron du Centre de Documentation du Patrimoine à Rouen, spécialiste du vitrail. On a même retrouvé un vitrail du VIIe siècle dans l’enceinte de la vieille basilique Saint-Denis au nord de Paris. Mais la véritable histoire du vitrail démarre au XIIe siècle et surtout au XIIIe siècle, époque de merveilleuses couleurs qui iront en s’épanouissant
Dans l’atelier de Tisserand, à Évreux, Madame Tisserand travaille sur une verrière da la cathédrale de Tours. (Photo Alexandre Vernon © Patrimoine Normand)
C’est de cette période que date une nouvelle conception architecturale des édifices religieux, qui s’agrandissent, qui s’élèvent et qui surtout deviennent plus lumineux. Les baies sont donc agrandies et procurent, grâce aux vitraux, une lumière spirituelle particulière.
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