Noms de famille normands : un « Le » bien normand
(suite)
À travers des patronymes comme Lequesne, Lequien, Lesénécal ou Letellier, cette nouvelle chronique explore l’origine de noms de famille normands hérités des parlers régionaux et de l’ancien français médiéval. Entre langue normande, influences picardes et survivances anglo-normandes, ces noms conservent la mémoire vivante du vocabulaire populaire et des métiers d’autrefois.
Blason Normandie. (Jacques Rivière-Le-Maistre enlumineur-héraldiste © Patrimoine Normand.)
– Lequesne ou Lequenne signifie « le chêne ». Le mot normand quesne est dérivé du terme bas-latin casnus, terme que l’on trouve dans une charte datée de 508. Il est lui-même dérivé du latin quercus par un intermédiaire quercinus, qui est d’ailleurs conservé dans l’italien quercino. On trouve le terme normand, entre autres, dans une charte de 1513 : « On fera abattre au Bos l’Abbé aucun quesnes de petite valeur ». Citons aussi à la page 28 de la Muse normande (ouvrage de David Ferrand publié à Rouen à partir de 1625) : « Fût à quesne ou bien de haistre. » Ce terme se retrouve dans bien d’autres noms normands : Arachequesne, Decaisne, Desquesne, Duquesne, Duquesney, Quesnel, Quesnée, Quesney.
– Lequerme serait une fausse régression de « Le charme » Carme étant la forme normande et picarde de ce nom d’arbre.
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