Le costume de Granville
Coiffes et costumes normands
Après Saint-Lô et Coutances, et Avranches, nous voici à Granville, un port qui présente des aspects bien spécifiques.
Voici la planche n°99, la première consacrée au costume de Granville dans l’album de Lanté et Gatine daté de 1827. Voici le commentaire de cette planche : « Quoique les femmes de Granville s’habillent d’étoffes très fines, jamais elles n’ont de dentelle à leur bonnet : les barbes de ce bonnet sont garnies de mousseline, et sa garniture est toujours bien plissée. Les cheveux du devant sont arrangés en bandeau. » (© Coll. Patrimoine Normand)
Très souvent, les grands ports sont tournés vers le large et se distinguent de la campagne environnante. Dans le Bessin, par exemple, Port-en-Bessin et Grandcamp forment de petits « univers » distincts de la campagne et de ses traditions. On connaît ces particularités avec le mobilier, en particulier avec les « meubles de port ». Le mobilier de Granville n’y échappe pas ; il est original et plus sobre que les autres exemples de mobilier normand. L’armoire de Granville n’est pas sculptée comme le sont les armoires normandes des autres pays normands. Nous allons voir que le costume de Granville est tout aussi original.
Et Granville s’avance sur son roc face à la mer et à ses tempêtes. Rappelons les propos d’Albert Robida dans son remarquable album sur la Normandie publié à la fin du XIXe siècle : « Le roc de Granville pittoresquement découpé est un mince promontoire allongé sur la mer verte, un peu à la façon de Monaco, sur les vagues bleues de la Méditerranée mais c’est un Monaco qui n’a pour tapis vert que celui de l’Océan et qui ne tente d’autres chances que celles des pêches lointaines, un Monaco sévère qui ne songe pas le moins du monde à faire le gracieux, une accentuation de fortifications chevauchant les unes sur les autres, de casernes massives et de maisons de granit serrées, épaule contre épaule sur un rocher pelé à peine revêtu çà et là de plaques de gazon jauni. »
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