Le Jardin Agapanthe,
le rêve du paysagiste
À l’orée du Pays de Bray, non loin de la forêt d’Eawy, Grigneuseville est un village comme tant d’autres en ce rude terroir normand : de fières bâtisses de briques et de silex au milieu de cultures nourricières sans attrait esthétique. Jusqu’à ce qu’un enfant du pays décide de façonner son environnement, et de créer une oasis de verdure au cœur des vastes étendues sillonnées par la charrue.
Le Jardin Agapanthe. Ces sentinelles d’ail décoratif montent la garde au cœur d’une forêt aux essences variées, apportant une touche de rigueur dans le foisonnement végétal. (© Thierry Georges Leprévost)
Cela commence un peu comme un poème de Lamartine : « Autour du toit qui nous vit naître… ». Ici pas de treille, et l’on ne naît plus à la maison, pourtant l’analogie s’impose, car c’est autour de la demeure familiale qu’Alexandre Thomas va bâtir son rêve.
Une vocation précoce
Très jeune, il aime jouer avec le végétal et se découvre une vocation jardinière. Tout seul, par tâtonnements intuitifs, il commence à embellir les abords de la demeure par ses plantations. Des parterres surgissent, puis d’autres, bien vite remplacés par de nouveaux qui lui conviennent mieux. Très vite, ses voisins, ses amis s’intéressent à ses réalisations, lui demandent des conseils, des aménagements de leurs propres terrains ; le fruit de son effort lui permet d’acquérir de nouvelles essences, de nouveaux éléments décoratifs, avec pour ambition de conquérir les champs plats et dénudés qui l’environnent, afin de les convertir en une oasis de verdure.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°95 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
