PATRIMOINE NORMAND

La cathédrale Saint-André d’Avranches

Renaissance d’un édifice perdu

C’est à l’emplacement de la place Daniel-Huet et surtout du square Thomas-Becket que s’élevait la cathédrale Saint-André, au nord-ouest du promontoire occupé par la vieille ville d’Avranches. Aujourd’hui totalement disparue elle n’existe qu’au travers de l’iconographie, des témoignages anciens et des fouilles archéologiques. À partir de cette documentation, nous allons tenter d’en savoir un peu plus et de présenter une première restitution de sa façade en image de synthèse.

Vue ancienne d’Avranches (XVIIe siècle). Elle présente la ville haute avant la Révolution et permet de constater les nombreuses destructions. Saint-André, la cathédrale, est encore en place. Dessin à la plume et aquarelle de Le Bedel d'après le tableau disparu de Nicolas Gravie dit « Papillon ». (© Coll. Patrimoine Normand)

Vue ancienne d’Avranches (XVIIe siècle). Elle présente la ville haute avant la Révolution et permet de constater les nombreuses destructions. Saint-André, la cathédrale, est encore en place. Dessin à la plume et aquarelle de Le Bedel d’après le tableau disparu de Nicolas Gravie dit « Papillon ». (© Coll. Patrimoine Normand)

Mis à jour le 21 décembre 2025 à 17:41 Par
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Le 4 mai 1812, la municipalité d’Avranches faisait « sauter à l’aide de la poudre » les deux tours de la cathédrale Saint-André, derniers vestiges de l’église en ruine depuis l’effondrement d’une partie des voûtes en 1796. Ainsi disparaissait l’édifice majeur d’Avranches. Pourtant, à la veille de la Révolution, l’évêque s’était inquiété de l’état de son église et avait demandé à l’ingénieur des Ponts & Chaussées Viallet un projet de restauration ; malheureusement ce dernier ne fut jamais réalisé. En 1802, le maire d’Avranches, Tesnière de Brémesnil, tenta de s’opposer à l’arasement de l’église. Il adressa au ministre une note pour obtenir quelques subsides afin de consolider les ruines et sauvegarder les tours. De l’argent lui fut promis, mais les guerres de l’Empire emportèrent les espoirs de l’édile.

Les travaux du chanoine Émile-Aubert Pigeon, au XIXe siècle, constituent la référence pour la connaissance du monument. Les campagnes de fouilles de Daniel Levalet, conduites entre 1972 et 1977, restent fondamentales pour comprendre le contexte archéologique et les édifices antérieurs à la cathédrale romane, mais aussi pour obtenir un véritable plan de ses fondations.

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