PATRIMOINE NORMAND

La Libération de Deauville

Le Débarquement va ouvrir le dernier chapitre du grand livre de l’Occupation. Bien qu’il se déroule quelques kilomètres plus à l’ouest, il ne sera pas sans conséquences dans la région deauvillaise.

La Libération de Deauville. À cause de la destruction du pont, une passerelle piétonne est jetée sur la Touques. (© Coll. Gilbert Hamel)

La Libération de Deauville. À cause de la destruction du pont, une passerelle piétonne est jetée sur la Touques. (© Coll. Gilbert Hamel)

Mis à jour le 21 décembre 2025 à 19:31 Par
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De juin à août

Dans la nuit du 5 au 6 juin, 6000 hommes sont largués entre l’Orne et la Dives, soit à bord de planeurs, soit en parachutes. À la suite d’erreurs d’identification des rivières, une cinquantaine de parachutistes et trois planeurs Horsa se retrouvent à Vauville, Saint-Pierre-Azif et Saint-Vaast-en-Auge. Douze d’entre eux n’y survivront pas ; ils reposent dans le cimetière de cette dernière commune. Un Résistant deauvillais, Jean-Marie Budet, prend l’initiative de recueillir les rescapés et de les cacher dans les dépendances du château de Saint-Pierre. Puis il les achemine vers le reste de leurs unités dans les bois de Bavent, avec l’aide d’une jeune fille très impliquée dans la Résistance, connue sous le nom de Mlle Haricot. Recherché sur dénonciation, M. Budet n’en continuera pas moins son action en faveur des Alliés. En juillet, quand une forteresse volante fait un atterrissage de fortune à l’école de Glanville, il cache les aviateurs jusqu’à l’arrivée des libérateurs le 22 août.

Beaucoup de Résistants périrent avant d’assister à la victoire qu’ils appelaient de leurs vœux. Retenons les noms de Dobert, Capron, Martin, Besson, Thomas, Tirot, Avril, Douté, Lévy… qui payèrent de leur vie leur engagement contre l’occupant. En bordure des Planches, une stèle rappelle l’exécution par les nazis de six résistants, le 25 juillet 1944. Les FTP Émile Louvel, Émile Dupont, Pierre Brière, Léon Tellier ; Fernand Lagnel, du groupe Résistance ; Stanislas Kukula, qui n’appartenait à aucun réseau constitué.

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