PATRIMOINE NORMAND

Harfleur :

découverte d’une basilique gallo-romaine

L’année dernière une fouille de grande ampleur à Harfleur a permis la fouille de vestiges gallo-romain qui se sont révélés être ceux d’une basilique de près de 600 m2 (par exemple celle de Glanum à Saint-Rémy-de-Provence couvre une surface de 700 m2) et de sa cour. Les vestiges sont arasés et perturbés par un cimetière mérovingien, mais le plan est maintenant connu. La découverte de basilique en Gaule est un événement extrêmement rare. Ce monument serait daté du début du Ier siècle et avait probablement une fonction civique centrale dans l’agglomération secondaire antique de Caracotinum (Harfleur).

Harfleur. Évocation de la basilique, vue extérieure en façade. (© Érik Follain)

Harfleur. Évocation de la basilique, vue extérieure en façade. (© Érik Follain)

Mis à jour le 1 février 2026 à 17:32 Par
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En limite de l’agglomération havraise la ville d’Harfleur est connue pour son rôle lors de la guerre de Cent Ans et ses fortifications médiévales. Son lointain passé gallo-romain est largement ignoré et seules quelques pièces remarquables de verrerie, exposées au Musée du Prieuré, en témoignaient. De récentes fouilles au Coteau du Calvaire, terminées à la fin de l’année 2012, éclairent de manière spectaculaire les origines antiques de la ville, nommée Caracotinum par un document routier (Itinéraire d’Antonin), puisque les vestiges d’un monument public y ont été identifiés. La nature de l’édifice, une basilique civile, et sa datation, le début du Ier siècle de notre ère, en font une découverte exceptionnelle dont l’intérêt dépasse l’histoire du peuple des Calètes (capitale Juliobona, Lillebonne) et concerne alors celle de l’urbanisation dans le quart nord-ouest de la Gaule.

Cette basilique, associée à une vaste cour enclose, est localisée sur le rebord du plateau de la pointe de Caux dominant la ville actuelle et est séparée du centre-ville historique par le fossé du rempart du XVe siècle. Des tronçons de voies encadrent le monument gallo-romain : tout d’abord une première voie antérieure longeant le grand côté nord, puis une seconde voie probablement contemporaine le long du petit côté est.

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