Michel Huard
Le calvados en héritage
Héritier d’une tradition de sept générations, à Caligny, dans l’Orne, Jean-François Guillouet-Huard signe un calvados racé, sa particularité étant d’être millésimé.
Jean-François Guillouet-Huard, à Caligny (Orne). Héritier d’une lignée de sept générations, il perpétue l’exigence et la sagesse de son grand-père Michel Huard, pionnier du calvados haut de gamme. Entre vergers rustiques, vieillissement patient et fidélité au terroir, il signe un spiritueux d’émotion et de mémoire. (© Jean-Luc Péchinot)
Les mêmes yeux bleus que son grand-père Michel : « Il m’a tout donné. La passion surtout. Tout petit déjà, je le suivais dans les vergers. Un sacré bonhomme, très écouté, connu pour sa sagesse et sa droiture. Et puis un pionnier, dans les années 50 : alors que d’autres arrachaient leurs pommiers pour planter du maïs, lui plaçait son calvados à Paris dans les grandes maisons, comme le Taillevent. Avec son 1921, il a même décroché un prix au concours général. Il a aussi été le premier à se lancer dans l’export, en Allemagne. »
Disparu en 2012, encore grisé des louanges du magazine Le Point, qui venait de sacrer son 1984 lauréat des calvados d’exception, Michel Huard s’en est allé d’autant plus comblé qu’il savait ses tonneaux entre de bonnes mains. Celles de son petit-fils, Jean-François Guillouet, qui s’est empressé… de ne rien changer, de poursuivre ainsi dans le millésimé, une rareté pour le calvados.
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