Évreux : découverte d’une partie de l’enceinte médiévale
Depuis une trentaine d’années la ville d’Évreux, ayant pris conscience de la valeur patrimoniale de son rempart gallo-romain, s’attache à restaurer er à mettre en valeur les vestiges de cette fortification antique souvent associés à des tronçons à ciel ouvert de la rivière Iton. Cette muraille est même devenue prétexte à un parcours dans le centre ville où l’on découvre que l’urbanisme actuel est, en réalité, l’héritage du lointain passé antique de la cité ébroïcienne.
Évreux : découverte d’une partie de l’enceinte médiévale place de Sepmanville. Cette photographie montre l’emprise du fossé isolant la barbacane de la porte. Il faut remarquer, à gauche et en bas du cliché, la ligne de parpaings de craie débordant du nu du mur arrière de la barbacane. Cette saillie, faisant face à l’entrée de la porte, c’est à dire la partie rectiligne, témoigne de l’existence d’un pont-levis. En raison de la distance à franchir il est plus vraisemblable d’y voir l’attente d’un ponton que la réception de la partie mobile. En l’état aucune pile intermédiaire n’a pourtant été mise au jour. (© Érik Follain)
Ce qu’ignore le promeneur, et que savent les historiens et les archéologues, c’est que la partie nord du centre-ville doit sa physionomie à une deuxième enceinte, d’époque médiévale cette fois, celle du bourg Saint Pierre. À ce jour aucun vestige visible ne témoigne de son existence. Pourtant les choses pourraient bien changer, en ce tournant des années 2009-2010, à la suite des découvertes faites place de Sepmanville pendant l’été et l’hiver 2009.
La place de Sepmanville, occupée essentiellement par un parc de stationnement, est localisée au nord-est de l’Hôtel de Ville et est contigüe à la place du général De Gaulle qui, grâce à la découverte de son tronçon d’Iton, a retrouvé, ces dernières années, un charme certain. Cette place de Sepmanville souffre d’un environnement architectural médiocre et d’une utilisation redondante en raison de la proximité d’un parc de stationnement tout juste inauguré. Conscient de ce problème la municipalité a engagé une réflexion quant au devenir de cette place. La découverte du bras de l’Iton, dans le prolongement du cours visible place du général De Gaulle, est rapidement apparu comme une première solution. Actuellement ce bras passe en souterrain au sud de la place.
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