Coquille Saint-Jacques
Du blason à la toque
Telle la Vénus de Botticelli, ode à la pureté absolue, naissant du sein d’une coquille Saint-Jacques, le divin fruit de mer sait offrir sa beauté, sa saveur et son histoire à qui s’y attarde. Dès l’Antiquité, la coquille Saint-Jacques est placée sous l’invocation de Vénus et protège des sortilèges. Car la coquille Saint-Jacques, la « vraie », celle que l’on nomme Pecten maximus (à ne pas confondre avec ses cousins plus ou moins éloignés), porte la trace d’une longue histoire qui débute il y a plus de 150 millions d’années. Elle accompagne les pèlerins et finit aujourd’hui entre les mains des meilleurs chefs.
Devinez mon âge ! La croissance de la coquille est irrégulière : elle se déroule pendant les mois chauds et stoppe en hiver. Ainsi, les stries plus ou moins marquées sur les 2 valves correspondent aux arrêtes de croissance hivernaux. Ainsi, pour connaître l’âge d’une coquille Saint-Jacques, rien de plus facile : il suffit de compter ces stries. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Pecten maximus, une véritable normande vieille de 150 millions d’années !
S’il existe un grand nombre de variétés de coquilles Saint-Jacques sur tout le globe, les ancêtres de cette « reine des mers » s’inscrivaient déjà dans le patrimoine normand il y a plus de 150 millions d’années, comme en attestent les nombreux fossiles que l’on peut encore trouver aujourd’hui en se promenant à marée basse sur la côte fleurie. La coquille Saint-Jacques (Pecten maximus de son nom latin) se retrouve en effet dans les couches des terrains jurassiques et crétacées qui constituent la plus grande partie des falaises des Vaches Noires, celles qui s’étendent en bordure de mer entre Villers-sur-Mer et Houlgate, et qui constituent un site géologique et paléontologique exceptionnel, et un gisement fossilifère d’une grande richesse. Le Paléospace de Villers-sur-mer possède quelques exemplaires de ces fossiles.
Tout un symbole !
Les coquilles Saint-Jacques se rencontrent dans de nombreuses églises normandes : en calcaire, en plâtre, dorées ou non, elles figurent sur les statues de saint Jacques le Majeur, dont elles constituent le principal attribut. En effet, le culte de saint Jacques s’est enraciné en Normandie, bien qu’il se soit diffusé tardivement en Occident.
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