Le lin, trésor de l’agriculture normande
La liniculture représente 15 % du chiffre d’affaires de l’agriculture normande. À cela, de multiples raisons : une terre et un climat favorables, une forte demande mondiale, une reconnaissance de la qualité, le développement du lin d’hiver, la réorientation des cultures… La petite fleur bleue est l’un des emblèmes de la Normandie agricole.
Fleurs de lin en pleine floraison, caractéristiques des paysages agricoles normands. Cultivée pour sa fibre et ses graines, cette plante emblématique fait de la Normandie l’un des principaux territoires de production en Europe. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Pourquoi le lin pousse-t-il bien en Normandie ? « C’est dû au climat ni trop chaud, ni trop froid », répond Patrick Ouvry, ancien liniculteur de Seine-Maritime et président de l’association Alliance et culture. « Ça tient aussi à la pluie : entre 600 et 1 000 mm par an », ajoute son collègue Philippe Levasseur.
Tous deux, tout aussi passionnés l’un que l’autre, insistent sur les sols et sur les limons profonds, entre quatre et cinq mètres. « Ce sont des limons éoliens, apportés par le vent. » Et, portés par les vents, ils se déposent de façon très irrégulière selon l’exposition des terres, leur pente, leur ondulation… Les terres normandes, en particulier celles du littoral, sont peu argileuses. Cela permet à la racine de la plante de s’enfoncer dans le sol, « jusqu’à un mètre de profondeur ». Soit la même longueur que la tige arrivée à maturité ! « Ces racines, ce sont des radicelles très fines.
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