PATRIMOINE NORMAND

Honfleur

Louis-Philippe, « roi des Français », par Pierre Roch Vigneron, portrait peint en 1831, peu après son accession au trône. (© Paris musées – Musée Carnavalet – www.parismusees.paris.fr)

Quand Louis-Philippe filait à l’anglaise…

À plusieurs reprises au cours de l’histoire de France, des rois quittèrent précipitamment Paris, où ils se sentaient menacés. Si Louis XVI prit, en 1791, la direction de Varennes avec les conséquences que l’on sait, Louis XVIII fila pour sa part vers Gand, au retour de Napoléon de l’île d’Elbe, en 1815. Après les « Trois Glorieuses » de 1830, Charles X gagna Cherbourg à petit trot, faiblement escorté, dans un pathétique « convoi funèbre de la monarchie », avant de gagner l’Angleterre. Pour Louis-Philippe, en février 1848, la route de l’exil passe aussi par la Normandie.

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Sur le chantier naval à Honfleur. Équarrissage d’une grume de chêne à la hache pour réaliser la quille de la Mora. (© Club Photo de Honfleur)

La Mora – Un projet fou en Normandie

La Mora, navire amiral du duc Guillaume Guillaume lors de la conquête de l’Angleterre, est uniquement connue par les textes médiévaux et la Tapisserie de Bayeux. Cependant, à Honfleur, l’association du même nom a lancé le projet fou de construire ce bateau mythique. S’il ne s’agit pas d’une réplique, puisqu’aucune trace du navire ne nous est parvenue, cela reste un projet d’une ampleur gigantesque qui permettra à chacun de mieux comprendre l’ingéniosité des charpentiers de marine du XIe siècle. Après dix-huit mois de travaux de réhabilitation, le site de construction du navire est ouvert au public depuis le 23 mars 2024.

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À l’orée du bois du Breuil, propriété du Conservatoire du littoral. Tout un programme sur un panneau. (© Stéphane William Gondoin)

Les couleurs du bois du Breuil

Au sommet de la Côte de Grâce, à une poignée de kilomètres de Honfleur, au-dessus des communes de Vasouy et de Pennedepie, le bois du Breuil occupe un plateau calcaire recouvert d’argile à silex. Sa surface relativement modeste – à peine 120 hectares – ne l’empêche nullement d’abriter une flore et une faune remarquables. Il est notamment réputé pour ses peuplements de rhododendrons, garantissant au promeneur une explosion de couleurs au moment du printemps.

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Honfleur – La belle endormie renaît du tourisme

Honfleur – La belle endormie renaît du tourisme

La concurrence du Havre, puis la fin de la marine à voile font de Honfleur un port de seconde importance, et une sorte de léthargie économique s’installe à la fin du XIXe siècle. La ville reste riche en raison de son arrière-pays, mais il n’y a pas de révolution industrielle à Honfleur qui permette un développement démographique de grande ampleur.

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L’âge d’or de Honfleur – Du XVe au XVIIIe siècle

L’âge d’or de Honfleur – Du XVe au XVIIIe siècle

Le port de Honfleur est sans aucun doute le plus connu de Normandie, au moins touristiquement parlant. Il ne faudrait cependant pas croire que cette ville aux hautes maisons magnifiquement conservées n’est qu’un port d’opérette. Son histoire longue et prestigieuse est généralement peu connue, d’autant que les maisons qui entourent le vieux bassin (créé sur ordre de Colbert) datent des XVIe et XVIIe siècles, alors que la ville est plus ancienne, ayant eu un rôle de premier plan dès le Moyen Âge.

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