Intemporel pays de Bray

Au-delà de ces trois petites villes à taille humaine, le pays de Bray révèle à qui le parcourt sa géologie singulière, ses paysages infinis, ses espaces naturels préservés, ses villages à l’atmosphère intimiste, ses châteaux et ses jardins soigneusement entretenus. À l’ombre des clochers du pays de Bray flotte un parfum d’éternité.

Vue sur la boutonnière de Bray, vaste dépression née de l’érosion. (© Stéphane William Gondoin)

Vue sur la boutonnière de Bray, vaste dépression née de l’érosion. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 5 novembre 2025 à 21:04

­La géographie spécifique du pays de Bray permet, dès lors que l’on escalade les flancs de la boutonnière, de profiter de multiples points hauts à l’ouest comme à l’est. Autant de balcons sur les vallées de la Béthune ou de l’Epte, sur les champs de blé dorés au soleil de l’été, sur le bocage au maillage de haies vives, sur les prairies humides, sur la chevelure des forêts, scintillante sous un rayon de lumière automnale.

La forêt d’Eawy

Une fois n’est pas coutume : qu’il nous soit permis ici – pardon – qu’il me soit permis ici de sortir de ma neutralité de narrateur et d’évoquer certaines réminiscences du passé. Il m’a été donné, dans une vie qui me semble aujourd’hui antérieure, d’effectuer de nombreux ­­séjours à Auffay. À la lisière des pays de Caux et de Bray, cette grosse bourgade attachante est réputée pour sa splendide collégiale gothique avec, à la base du clocher, une loggia occupée par deux jacquemarts en chêne, Houzou Bénard et Paquet Sivière.

Il vous reste environ 92 % de l’article à lire.
Couverture de Patrimoine Normand n°123

Retrouvez cet article dans son intégralité

La suite de cet article est à découvrir dans Patrimoine Normand n°123. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS