PATRIMOINE NORMAND

Les Normands, héritiers des Vikings

Avec la mort d’Haraldr hardrada, nous refermons ces trois siècles d’effervescence et d’expansion scandinave tous azimuts. En moins de 300 ans, les Vikings ont fondé des États forts comme la Rus’ et la Normandie, colonisé les îles de l’Atlantique Nord et largement redessiné la carte de l’Europe. À l’ouest du continent, les Normands ont hérité de leur dynamisme et poursuivirent le processus qu’ils avaient enclenché.

Descente de Guillaume en Angleterre, par Nicolas-Bernard Lépicié, 1764. Peinture visible dans l’ancien réfectoire de l’Abbaye-aux-Hommes. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Guillaume le Conquérant débarquant à Pevensey, dans le sud de l’Angleterre. Descente de Guillaume en Angleterre, par Nicolas-Bernard Lépicié, 1764. Peinture visible dans l’ancien réfectoire de l’Abbaye-aux-Hommes. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 16 novembre 2025 à 17:34 Par
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Peu après l’an mille, on signalait des contingents normands opérant en Espagne et participant à la Reconquista aux côtés des chrétiens aragonais, léonais, catalans… Un Roger de Tosny, un Rotrou du Perche, un Robert Burdet combattirent les Maures aux XIe et XIIe siècles. Ce dernier devint même « prince de Tarragone » et fit souche dans la péninsule Ibérique. À l’autre bout du bassin méditerranéen, un Roussel de Bailleul fonda en 1073 une éphémère principauté au cœur de l’Anatolie.

Normands d’Italie

Au moment où des Normands traversaient les Pyrénées, des compatriotes empruntaient les grands cols alpins pour rejoindre l’Italie méridionale, dont on leur avait vanté les richesses. Comme autrefois pour leurs aïeux adorateurs d’Odin, l’appât du gain constitua un puissant ressort. Sous le soleil calabrais, ces aventuriers vendirent d’abord leurs talents de guerriers au plus offrant, ferraillant tour à tour sous les bannières des Byzantins ou des princes lombards. Au moment où des Normands traversaient les Pyrénées, des compatriotes empruntaient les grands cols alpins pour rejoindre l’Italie méridionale, dont on leur avait vanté les richesses. Comme autrefois pour leurs aïeux adorateurs d’Odin, l’appât du gain constitua un puissant ressort. Sous le soleil calabrais, ces aventuriers vendirent d’abord leurs talents de guerriers au plus offrant, ferraillant tour à tour sous les bannières des Byzantins ou des princes lombards.

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