Hrólfr-Rollon
Le « bon Viking »
Onze siècles après la naissance de la Normandie, les origines de son père fondateur demeurent inconnues précisément et resteront probablement à jamais enfouies dans les limbes de l’Histoire. Rapide présentation des deux thèses en présence.
Les premiers colons arrivant en Islande. Gravure d’Oscar Wergeland, dans Myths of the Norsemen, Londres, 1909. (DR)
Rollon est la forme latinisée du prénom norrois Hrólfr : nous rappelons que cette langue était commune aux anciens Scandinaves peuplant les actuels Danemark, Norvège et Suède, en un temps où ces royaumes restaient en cours de formation, avec des frontières mouvantes. La question de savoir si Hrólfr était « danois » ou « norvégien » n’a donc pas, au IXe siècle, le sens nationaliste que nous lui donnons aujourd’hui. Contentons-nous ici de nous demander si ses origines sont à rechercher du côté de la tradition rapportée par les sagas islandaises et l’Historia Norwegiae (Histoire de la Norvège), ou du côté de la tradition normande.
« Gongü-Hrólfr »
Selon la Saga du roi Haraldr à la belle chevelure, composée au XIIIe siècle par Snorri Sturluson en reprenant des traditions orales multiséculaires, Hrólfr est le fils de Röngvaldr, jarl de Møre. Présenté comme « un redoutable Viking », il est si grand qu’il ne trouve aucun cheval pour le porter et on lui donne le surnom de Gongü-Hrólfr (Hrólfr le marcheur). Suite à un malheureux raid perpétré dans le Vík (le fjord d’Oslo), il est banni de Norvège et gagne après un passage dans les archipels du nord de l’Écosse le Valland (la Gaule), où il devient le maître d’un vaste territoire et fonde la lignée des jarlar de Normandie.
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