PATRIMOINE NORMAND

Les grands barrages hydroélectriques normands

Non, ces ouvrages d’art ne se trouvent pas qu’en montagne. Ils sont trois en Normandie. En dépit de leur relative jeunesse, ils appartiennent au patrimoine régional. Pour preuve, à quelques kilomètres du Mont-Saint-Michel, des riverains se battent pour leur sauvegarde.

Le barrage de Vezins est le plus grand et plus haut barrage de Normandie. Il se déploie sur 275 m pour fermer la vallée de la Sélune. (© Laurent Ridel)

Le barrage de Vezins est le plus grand et plus haut barrage de Normandie. Il se déploie sur 275 m pour fermer la vallée de la Sélune. (© Laurent Ridel)

Mis à jour le 29 novembre 2025 à 21:51 Par
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En vérité, les barrages hydroélectriques sont beaucoup plus nombreux en Normandie, mais seuls trois se distinguent par une hauteur de chute importante : la Roche-qui-Boit et Vezins, dans le sud du département de la Manche, Rabodanges dans l’Orne. Malgré leur taille imposante et leur immense lac de retenue, le public ne les connaît généralement pas, car il faut oser s’écarter des villes et des grands axes de circulation. Nous les avons dénichés.

La Roche-Qui-Boit et Vezins

Commençons par le plus ancien, bâti au début du XXe siècle. Quelle folie a poussé trois hommes à investir dans la construction de la Roche-qui-Boit ? Nous sommes dans l’Avranchin, une région dont le relief ne donne jamais le vertige. À cette époque, tous les barrages hydroélectriques de moyenne chute, sauf une exception en Dordogne, sont aménagés dans les massifs montagneux. En Normandie, faute de pente, on se contente de petites centrales électriques installées au fil de l’eau ou fonctionnant au charbon. Une carte étalée devant eux, les trois entrepreneurs pointent pourtant leur index sur le tracé de la Sélune, un fleuve qui, au terme d’un parcours de 72 km, se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel. Leur projet consiste à fermer la vallée par un mur de béton long de 100 mètres, puis à immerger sous un lac une centaine d’hectares en amont.

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