La truite Fario
Poisson de pays
Reine de nos rivières de première catégorie, la truite fario — jadis foisonnante et d’une diversité génétique remarquable — est aujourd’hui en péril silencieux sous l’effet cumulé des repeuplements artificiels et de la dégradation des milieux.
Splendide truite Fario prise à la mouche artificielle. (© Yvon Carbonne)
Un poisson encore mystérieux
Aucun autre poisson ne suscite autant de passion en eaux douces au moment de l’ouverture : en Normandie, près de 100 000 pêcheurs se retrouvent au bord des eaux fraîches où elle se plaît. Rivières, ruisseaux, lacs ou torrents : tous ces lieux nous font tant rêver, eux qui abritent et accueillent la truite fario.
Pénétrer l’intimité de la truite n’est pas chose facile. La truite a toutes les qualités : beauté, fierté, vivacité mais aussi voracité — son caractère varie avec la diversité de son habitat, ce qui ajoute à l’intérêt de sa pêche. Pourtant, il suffit de parcourir les rivières du bocage et des prairies normandes pour se rendre compte qu’il n’existe pas une truite, mais pratiquement une variété de truites par bassin hydrographique. Tout se passe comme si chaque rivière du bocage, chaque vallée, avait généré sa propre truite, parfaitement adaptée à la température de son eau, à sa composition et à la nourriture qu’elle peut y trouver. Mais toutes appartiennent pourtant à la même espèce et à la même variété dite fario (Salmo trutta fario).
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