PATRIMOINE NORMAND

14 octobre 1066 : la victoire des Normands à Hastings et la conquête de l’Angleterre

Chaque année, les Anglais commémorent la victoire normande d’Hastings, qui refonda leur royaume. Mais cet événement s’inscrit dans une dynamique plus large : au XIe siècle, les Normands s’imposent comme une puissance conquérante, de la Sicile à l’Angleterre, marquant durablement l’histoire de l’Europe.

Selon les termes du présentateur anglais à Hastings, la cavalerie normande est alors la meilleure de tout l’Occident médiéval. Disciplinée, très entraînée, manœuvrant avec efficacité dernière les bannières de conrois (l’équivalent de nos modernes escadrons de cavalerie), « c’est l’élite », selon les termes du présentateur anglais - moment d’émotion au milieu d’un public anglais admiratif devant les évolutions de ces « cavaliers normands » (en fait « figurants » anglais…) lors de la présentation précédant la reconstitution de la bataille. C’est cet entraînement in­tensif et cette discipline exemplaire qui permirent à la cavalerie normande de mener des retraites simulées entraînant à leur suite des Saxons qui tombèrent ainsi sous les coups des Normands. Hastings était tout sauf une mêlée confuse - même s’il y eut des périodes confuses. La victoire a été acquise dans l’après-midi grâce à une tactique parfaitement maîtrisée. (© Histoire-Vivante, F. Corne - Hastings 2006)

Selon les termes du présentateur anglais à Hastings, la cavalerie normande est alors la meilleure de tout l’Occident médiéval. Disciplinée, très entraînée, manœuvrant avec efficacité dernière les bannières de conrois (l’équivalent de nos modernes escadrons de cavalerie), « c’est l’élite », selon les termes du présentateur anglais moment d’émotion au milieu d’un public anglais admiratif devant les évolutions de ces « cavaliers normands » (en fait « figurants » anglais…) lors de la présentation précédant la reconstitution de la bataille. C’est cet entraînement in­tensif et cette discipline exemplaire qui permirent à la cavalerie normande de mener des retraites simulées entraînant à leur suite des Saxons qui tombèrent ainsi sous les coups des Normands. Hastings fut tout sauf une mêlée confuse, même si certaines phases le furent. La victoire a été acquise dans l’après-midi grâce à une tactique parfaitement maîtrisée. (© Histoire-Vivante, F. Corne Hastings 2006)

Mis à jour le 1 avril 2026 à 22:26 Par
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Aucune région française ne peut se prévaloir d’un passé historique aussi prestigieux que celui de la Normandie. Au XIe siècle, deux conquêtes lui permirent de conquérir deux royaumes. En Italie du Sud, puis en Sicile, des chevaliers normands, issus du Cotentin, dont principalement ceux de la famille de Hauteville, prennent Palerme, libèrent la Sicile de l’occupation arabe. Un Normand devient alors roi de Sicile, contribuant à fonder un état qui sera qualifié de « chef d’œuvre ». C’est une entreprise fantastique menée par des chevaliers normands particulièrement entreprenants et qui laissera, en Sicile, un souvenir im­périssable ; la Normandie y est vénérée. Les tombeaux des rois normands sont toujours fleuris dans la cathédrale de Palerme. Une telle page d’Histoire suffirait à rendre éclatante l’Histoire de la Normandie, mais une autre est encore plus fantastique, celle de la conquête de l’Angleterre.

Un petit rappel en 1051, Guillaume le Bâtard, jeune duc de Normandie, avait été désigné par son oncle Edouard le Confesseur, roi d’Angleterre, afin de lui succéder. Harold Godwinson, earl (comte) de Wessex, le plus important des princes anglais, avait été désigné par le roi Edouard pour se rendre en Normandie afin d’in­former officiellement le duc Guillaume de Normandie de sa désignation comme successeur à la tête du royaume d’Angleterre. Des courants contraires rejettent Harold et ses compagnons sur les côtes du Ponthieu ; ils sont libérés sur les instances de Guillaume et passeront quelque temps à sa cour, participant même avec lui, à une expédition en Bretagne, présentée sur la Broderie de Bayeux (improprement appelée « Tapisserie »). La scène la plus importante sur ce récit historique brodé, qui est aussi une œuvre de propagande justifiant la con­quête de l’Angleterre, est celle où l’on voit Harold Godwinson prêter serment au duc Guillaume, à Bayeux (Bagias), sur les re­liques, probablement dans la crypte de la cathédrale. L’une des filles de Guillaume lui aurait même était promise en mariage.

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