La Normandie photographiée vers 1850
L’œuvre de Ferdinand Tillard
La photographie apparaît vers 1840, les premiers clichés consacrés à la Normandie ont été réalisés vers 1850. Parmi ceux-ci, 52 calotypes de Ferdinand Tillard, de Bayeux, viennent d’être découverts. Nous vous présentons une partie de ces fabuleux documents.
Vue du Havre. Tout ce quartier a été détruit en 1944. Format 18 x 22,6 cm. (Étude Beaumont-Lefèvre)
La photographie apparaît vers 1837 lorsque Louis Mandé Daguerre met au point le daguerréotype, à partir des recherches entreprises par Nicéphore Niépce dès 1826. Daguerre rend son procédé public en 1839 ; il est acheté à son inventeur par l’État français la même année. Le daguerréotype permet ainsi la naissance de la photographie, mais il ne produit qu’une image unique obtenue sur une plaque de cuivre argentée, parfois rehaussée de couleurs à l’aide de pigments. Ce procédé connaît une vogue importante entre 1840 et le début des années 1850. Il est surtout utilisé pour la réalisation de portraits, malgré des temps de pose pouvant durer plusieurs minutes.
Ce premier procédé est rapidement suivi par un autre : le négatif papier, appelé aussi calotype — du grec kalos, « beau ». Cette technique est mise au point en 1840 par William Henry Fox Talbot. Ces négatifs sur papier sont sensibilisés au nitrate d’argent. À partir du début des années 1850, afin de réduire les temps de pose et d’obtenir une meilleure définition de l’image, le négatif est souvent ciré selon la technique développée par Gustave Le Gray. Le calotype, ou négatif papier, est également appelé talbotype, du nom de son inventeur. C’est ce procédé qu’utilisera Ferdinand Tillard.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°40 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.