Baie du mont Saint-Michel
Une merveille dans un écrin précieux
Chanté depuis des siècles, le Mont-Saint-Michel provoque toujours autant d’admiration. Et que dire de la baie, car il n’y aurait de Merveille sans ce paysage de géant, infinitude de sable, d’eau et de roches. Nous avons pris le parti de musarder tout autour de la baie pour vous en faire découvrir les sites peu connus, tout en gardant toujours en point de mire le Mont et Tombelaine. Parti pris de promenade, tout simplement, par la route ou par le GR.
La baie du mont Saint-Michel. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Au matin d’une des rares magnifiques journées que ce printemps a bien voulu nous donner, nous voyons apparaître au loin le Mont, émergeant de sa baie, sans brume, superbe. Oui, décidément, la journée s’annonce belle. Sans doute aurons-nous la chance d’apercevoir quelques membres des nombreuses espèces d’oiseaux (52 recensées sans les migrateurs) qui peuplent la baie, de découvrir aussi facilement le Mont et Tombelaine loin de la foule. Paradoxalement, en effet, si le mont Saint-Michel est surpeuplé lors de la période estivale, la baie, elle, reste à l’écart de cet afflux, et seuls quelques rares curieux s’aventurent sur les petites routes côtières. Bien leur en prend, car les paysages qui s’offrent alors sont déconcertants de beauté et de variété : polders, dunes, pré-salés, grèves, falaises. La richesse de leur faune et de leur flore est insoupçonnée et il est possible de mieux la saisir en suivant un des guides de la baie pour effectuer une randonnée-découverte dans les divers milieux.
Nous débutons notre périple par un polder proche du polder Foucault, séparé des herbus par son fossé et sa digue. Les premiers polders créés remontent au XIe siècle, gagnés sur les herbus situés au pied de Dol de Bretagne. La terre a ainsi avancé progressivement sur la mer, lentement, à la vitesse des évolutions techniques d’assèchement et d’endiguement. Les derniers polders sont enclos en 1933 et leurs digues de plus en plus plantées de peupliers à partir des années 1960. La terre y est riche, favorisant d’importants rendements dans les céréales (maïs, blé), et dans le maraîchage (pois, navets, carottes).
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