François Robichon de La Guérinière
François Robichon de La Guérinière (1688-1751). (© Guillaume Néel)
Indubitablement, ce Normand-là aurait pu consacrer comme son hymne personnel la chanson de l’un de ses compatriotes – et des nôtres –, l’ami Bourvil : « àààà dada, àààà dada / et fouette fouette fouette / fouette fouette laaa ». Né à Essay, cet Ornais s’est en effet illustré dans l’art équestre, au point de devenir, au temps du roi Louis XV, écuyer ordinaire du manège des Tuileries. Sa belle promotion, il la doit au prince Charles de Lorraine. Reconnaissant, il lui dédie d’ailleurs en 1733 son ouvrage majeur intitulé École de cavalerie, entièrement consacré « à la plus noble conquête que l’homme ait jamais faite ». (Buffon) La Guérinière est considéré par beaucoup comme le père de l’équitation moderne. En d’autres termes, si vous avez suivi les différentes épreuves équestres aux Jeux olympiques de Paris, qui se déroulaient à Versailles, vous avez regardé du La Guérinière sans le savoir ! Il y a du « M. Jourdain » en chacun d’entre nous… Pour la petite histoire – enfin non, la grande –, la salle du Manège accueillera, à partir de novembre 1789, les différentes assemblées de la Révolution.
Retrouvez cet article dans son intégralité
Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°132. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.