PATRIMOINE NORMAND

Marie-Anne Lenormand,

la célèbre cartomancienne

Native d’Alençon, Marie-Anne Lenormand fut l’une des plus célèbres devineresses de son temps. De la Révolution à l’Empire, elle attire dans son salon parisien les plus grandes figures politiques et artistiques, séduites par ses prédictions aussi troublantes que fascinantes. Entre légende et réalité, le destin de cette sibylle normande continue d’intriguer, près de deux siècles après sa disparition.

Marie-Anne Lenormand, la célèbre cartomancienne. (© Patrimoine Normand)

Marie-Anne Lenormand, la célèbre cartomancienne. (© DAO Patrimoine Normand)

Mis à jour le 26 mars 2026 à 17:55 Par
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Alençon, mai de 1768

Me promenant, l’autre jour, dans les allées du Père Lachaise, à Paris, je me suis retrouvé, dans la troisième division, en quatrième ligne AF17, devant une modeste stèle de forme parallélépipédique étonnamment couverte de fleurs roses et blanches. « Elle est constamment fleurie, depuis 1843, cette tombe qui est celle de Mlle Lenormand », m’a dit un gardien du cimetière.

Marie-Anne Lenormand, 1768-1843 ! Quand on songe qu’elle a vu le jour en septembre de 1768 et que l’on continue, aujourd’hui, à lui vouer un véritable culte. Ce qui est sûr c’est que ce n’est pas sa beauté qui l’a rendue célèbre puisque ses portraits nous la présentent comme étant grosse, rougeaude, avec un nez d’une épaisseur bouleversante. Elle était, en effet, trapue comme un percheron, avait des hanches de lutteur, des mollets de sumo et un arrière train qui n’était pas vraiment dessiné pour être déposé sur un délicat fauteuil Louis XV. J’ai dit Louis XV ? Eh bien, c’est précisément sous Louis XV qu’est née cette femme qui portait si bien son nom de famille de… Lenormand, puisqu’elle est native d’Alençon, où elle possède évidemment sa rue, aujourd’hui. Marie-Anne Lenormand fut une des plus grandes devineresses du XIXe siècle et ses tarots sont toujours régulièrement utilisés, au XXIe, quand on veut savoir ce que nous réserve l’avenir. Toute jeune fille, à Alençon, elle passait déjà pour un prodige. Devenue une jeune femme appréciée pour ses talents de sibylle, elle n’a pas tardé à aller tirer les cartes à Paris. C’est là, rue de Tournon, dans le quartier du Luxembourg, qu’elle reçut un jour la visite de trois hommes qui brûlaient de savoir comment s’écriraient leurs destins.

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