Robert Guiscard
Robert Guiscard (1015-1085). (© Guillaume Néel)
La « terreur du monde » ; ainsi Robert Guiscard, natif de Hauteville-la-Guichard, dans la Manche, est-il passé à la postérité. La terreur du monde, on en frémit encore dans les chaumières… Lorsque l’on parle de « conquérant », en Normandie, on songe immédiatement à Guillaume II, celui de nos ducs qui parvint à s’asseoir sur le trône d’Angleterre. Le triomphe des Normands en Italie méridionale1 est toujours quelque peu occulté par cet exploit sanglant. Bref, notre Robert gagne les rives de la Méditerranée alors que ses aînés s’y sont déjà taillé d’imposantes principautés. À la force de grands coups d’épée, souvent plus efficaces – malheureusement – que la voix de la Raison, notre Guiscard – ce qui signifie « le Rusé » – se forge un mini empire et soumet à son pouvoir tout le Sud de la botte italienne. Vers la fin de son existence, Robert envisage de marcher sur Constantinople et d’abattre l’Empire byzantin. Il laisse la vie en cours de route, sur l’île de Céphalonie, terrassé par une maladie. Les yeux plus gros que le ventre ?
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°128. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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Notes
- Voir encadré en p. 17 sur la Tapisserie de Pirou, qui relate la conquête de la Sicile par la famille de Hauteville.