Urbain Le Verrier
Urbain Le Verrier (1811-1877). (© Guillaume Néel)
Puisque nous avons la tête dans les étoiles, restons-y, comme Jacques Prévert priait Dieu de rester dans les cieux. Cet Urbain-là naît en ville – forcément –, à Saint-Lô précisément. Il suit d’abord ses études au collège royal de Caen, puis à Louis-le-Grand de Paris, avant d’intégrer la prestigieuse École polytechnique. Beau parcours ! Ingénieur des tabacs en début de carrière, il se jette à corps perdu dans l’astronomie. Bien lui en prend : par un jour de 1846, après des calculs à donner à un matheux des migraines équivalentes à celles d’un littéraire confronté à une équation à deux inconnues – on parle d’expérience –, le voici qui met en évidence l’existence d’une planète au-delà d’Uranus. Sans le savoir, il vient de découvrir Neptune, la quatrième des géantes de notre système solaire. Ses calculs sont confirmés un mois plus tard par une observation visuelle à l’Observatoire de Berlin. Rendons cependant justice à l’Anglais John Couch Adams, arrivé à la même conclusion un peu plus tôt, en oubliant toutefois… de publier ses travaux ! C’est ballot, mais tant pis pour lui… Pour la postérité, notre Normand reste bien le découvreur de Neptune.
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°127. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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