Goult, sculpture chrétienne et cultes païens
Dominant la vallée de la Cance, près de Carrouges, le site de Goult réunit les vestiges d’un ancien prieuré dépendant de l’abbaye de Lonlay, une chapelle perchée dédiée à saint Michel et d’étranges levées de terre longtemps appelées « camp romain ». Entre sculpture romane, traditions monastiques et possibles survivances de cultes anciens, ce lieu isolé du Bocage ornais conserve une part de mystère.
La Lande-de-Goult – La chapelle du prieuré. Seul le portail est du XIe siècle. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand)
Imaginez une promenade dominicale, perdu dans des chemins creux de Normandie. Imaginez votre surprise à tomber sur un « camp romain », en haut d’un éperon rocheux, une chapelle avec calvaire et au pied de cet éperon, un hameau autour d’un ancien prieuré. Le tout noyé dans la verdure, dans un paysage vallonné. Nous sommes dans l’Orne, près des Alpes Mancelles, à quelques kilomètres de Carrouges, dans la cluse de la Cance. Là est implanté le prieuré de Goult, prieuré de l’abbaye de Lonlay. À côté de ce prieuré, sur un promontoire fut construite la chapelle Saint-Michel par les moines de Lonlay.
Du prieuré restent surtout des ruines, seul un ou deux bâtiments étant encore debout. L’histoire du prieuré est mal connue. On sait qu’il est acquis en 1090 par l’abbaye de Lonlay, mais il n’entre de manière sûre dans ses possessions qu’en 1148 après plusieurs litiges. Des premiers bâtiments il ne reste rien. La chapelle Saint-Pierre fut restaurée au XIIe siècle, période de l’apogée de l’abbaye. Détruite, elle est reconstruite au XVIIe siècle.
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