Patrimoine Normand

Le marais Vernier

Au sud de l’estuaire de la Seine, le marais Vernier constitue l’un des paysages les plus singuliers de Normandie. Façonné par les eaux, les alluvionnements et plusieurs siècles de travaux d’assèchement, ce vaste marais a conservé des usages collectifs hérités du Moyen Âge. Chaque année, l’étampage des bestiaux admis sur les biens communaux perpétue une tradition séculaire, témoignage vivant d’une organisation rurale unique où patrimoine, histoire et vie quotidienne demeurent étroitement liés.

Maison typique normande dans le Marais Vernier.

Maison typique normande dans le Marais Vernier. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 3 juin 2026 à 16:00 Par
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Dès la préhistoire, la Seine a coupé un méandre laissant une falaise de calcaire au sud de ce méandre qui fut lui-même envahi par les eaux. Les deux cornes de la falaise surplombant ce méandre abandonné vont devenir des points stratégiques.

À l’ouest, un éperon calcaire domine l’estuaire du grand fleuve, et l’estuaire de la Risle. À l’époque protohistorique, un camp retranché en éperon barré y est établi (le phare actuel est bâti sur son emplacement). Plus tard, peu avant 550, l’abbaye de Pental est établie sur le plateau ; c’est probablement une fondation de moines bretons puisqu’elle est à la base d’une exemption dépendant de l’ancien évêché de Dol-de-Bretagne et le village se nomme Saint-Samson-de-la-Roque.

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