Alain Langlois
Le roi du canard
Pionnier du foie gras dans le Cotentin, Alain Langlois s’y est fait un nom et un renom avec son élevage fermier de la Fraserie, à Saint-Martin-le-Hébert. Il y décline le canard sur tous les tons.
Alain Langlois, roi du palmipède de la Manche depuis plus de trente ans. (© Jean-Luc Péchinot)
Ah ! ce plaisir des lendemains de Nouvel An… Quand Alain Langlois regoûte enfin à son foie gras en commençant à se détendre après la folie des fêtes, exténué par un mois de décembre qui génère 40% de son chiffre d’affaires. Des semaines décisives qui le stressent d’autant plus quand la météo n’est pas à la fête. Peu importe qu’il fasse un froid de canard, pourvu qu’il ne neige pas… Auquel cas… : « Il m’est arrivé de prendre le tracteur pour tracter mon camion-remorque jusqu’à Cherbourg, à 25 km. Pas question de louper un marché quand les frigos se remplissent. »
Car pour les Langlois, l’économie de marché(s) fait toujours recette(s). Pas moins de douze par semaine, de Saint-Vaast-la-Hougue à Hauteville-sur-Mer et de Valognes à Bricquebec, tout le littoral du Cotentin étant desservi par l’éleveur-conserveur… qui s’est habitué à dormir vite : « L’été, c’est réveil à 5h et à 4 le lundi, pour lancer l’abattage avant de partir. » Alain Langlois, ou la semaine des 90 heures, dont 70 par monts et par vaux. Et ça fait plus de trente ans que ça dure.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°108 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
