PATRIMOINE NORMAND

Alain Langlois

Le roi du canard

Pionnier du foie gras dans le Cotentin, Alain Langlois s’y est fait un nom et un renom avec son élevage fermier de la Fraserie, à Saint-Martin-le-Hébert. Il y décline le canard sur tous les tons.

Alain Langlois, roi du palmipède de la Manche depuis plus de trente ans. (© Jean-Luc Péchinot)

Alain Langlois, roi du palmipède de la Manche depuis plus de trente ans. (© Jean-Luc Péchinot)

Mis à jour le 20 novembre 2025 à 15:47 Par
Partager :

Ah ! ce plaisir des lendemains de Nouvel An… Quand Alain Langlois regoûte enfin à son foie gras en commençant à se détendre après la folie des fêtes, exténué par un mois de décembre qui génère 40% de son chiffre d’affaires. Des semaines décisives qui le stressent d’autant plus quand la météo n’est pas à la fête. Peu importe qu’il fasse un froid de canard, pourvu qu’il ne neige pas… Auquel cas… : « Il m’est arrivé de prendre le tracteur pour tracter mon camion-remorque jusqu’à Cherbourg, à 25 km. Pas question de louper un marché quand les frigos se remplissent. »

Car pour les Langlois, l’économie de marché(s) fait toujours recette(s). Pas moins de douze par semaine, de Saint-Vaast-la-Hougue à Hauteville-sur-Mer et de Valognes à Bricquebec, tout le littoral du Cotentin étant desservi par l’éleveur-conserveur… qui s’est habitué à dormir vite : « L’été, c’est réveil à 5h et à 4 le lundi, pour lancer l’abattage avant de partir. » Alain Langlois, ou la semaine des 90 heures, dont 70 par monts et par vaux. Et ça fait plus de trente ans que ça dure.

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°108 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS