PATRIMOINE NORMAND

Les tours observatoires de Saint-Vaast-la-Hougue et de Tatihou

Dans la nomenclature militaire, ces deux tours sont « le troisième type de tour à la mer de Vauban, après le fort compact et la tour à batterie basse ». Si le site a été accepté, c’est qu’il est exceptionnel dans sa conception, son architecture et ses paysages d’une grande richesse au point de vue faune et flore.

Les tours observatoires de Saint-Vaast-la-Hougue et de Tatihou

Saint-Vaast-la-Hougue : la tour de la Hougue. (© Annick Perrot)

Mis à jour le 3 avril 2026 à 20:17 Par
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Une côte familière aux Anglais

La côte de la Hougue est une côte que les Anglais connaissent bien, puisqu’ils y ont réussi le premier débarquement de la guerre de Cent Ans le 12 juillet 1346. Les habitants se sentaient constamment menacés, et même en temps de paix, des raids se produisaient d’un côté ou de l’autre de la Manche. En 1686, Vauban effectue une visite des côtes du Cotentin et en tire comme conclusion qu’elles présentent deux points faibles : Cherbourg, dont les fortifications lui paraissent trop faibles et dont le port est trop petit pour accueillir une flotte de guerre importante ;  La Hougue, trop facilement à portée de l’ennemi. Des travaux commencent à Cherbourg pour moderniser les fortifications, mais Louis XIV craint que les Anglais, s’ils réussissent à débarquer, ne s’emparent de Cherbourg et qu’il ne puisse plus les en déloger (comme pendant la guerre de Cent Ans). Aussi donne-t-il l’ordre de détruire le château et les fortifications de Cherbourg, ainsi que le château de Valognes et les fortifications de Granville (1688). Rien n’est fait à la Hougue.

Les conséquences de la bataille de la Hougue

Lorsqu’en 1689 débute la guerre de la Ligue d’Augsbourg, la France est dans une position particulièrement difficile puisque les deux principales puissances maritimes, l’Angleterre et les Pays-Bas, sont liguées contre elle. Les côtes de la Manche sont particulièrement exposées et les Anglais voudraient réitérer l’exploit d’Édouard III en 1346. De son côté, Louis XIV voudrait bien rétablir sur le trône d’Angleterre Jacques II, roi catholique et de plus son cousin germain, chassé par la Révolution de 1688, qui avait offert le trône d’Angleterre à Guillaume d’Orange, Stathouder des Provinces-Unies.

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