Manoirs du Houlme – Le logis à Sainte-Marie-la-Robert
Au cœur du Houlme bocager, entre les vallées de l’Orne et de la Rouvre, de nombreux manoirs témoignent encore de la vie des gentilshommes campagnards à la fin du Moyen Âge. À Sainte-Marie-la-Robert, le Logis, sauvé de la ruine par la passion de son propriétaire, offre un remarquable exemple de ces demeures seigneuriales fortifiées, sobres et puissantes, construites dans le granit du pays.
Le logis à Sainte-Marie-la-Robert. Façade ouest, le corps du logis central flanqué de deux tours d’escalier à pans coupés. On remarquera les machicoulis, restes d’une défense au-dessus de la porte principale. (Photo Jeannine Rouch © Patrimoine Normand)
Le Houlme, contrée bocagère, repose sur les assises granitiques du Massif Armoricain auréolées au nord par les schistes métamorphisés du Précambrien. Il englobe la Vallée de l’Orne de Batilly à Saint-Philbert et celle de la Rouvre, son affluent, de sa source près de Beauvain, à son confluent à Rouvrou et s’étend, à l’ouest, aux approches de Flers. Le relief s’accentue vers le nord. L’Orne et la Rouvre s’y enfoncent dans des gorges profondes et dévalent dans un chaos de rochers de granit. Le charme sauvage de ces deux vallées ne se livre qu’au promeneur curieux qui parcourt le maillage serré du bocage dans ses chemins creux bordés de murets de granit et de haies vives (voir l’article « Le pays du Houlme : au cœur de la Normandie »).
Nos gentilshommes campagnards vivaient d’une terre qui leur apportait peu de richesses, mais y trouvaient en abondance des pierres pour bâtir leur logis et ses dépendances.
À la fin de la guerre de Cent Ans, en 1450, de nombreux manoirs s’élevèrent dans la région.
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