L’estuaire de l’Orne
Entre dunes, prés-salés, roselières et prairies humides, l’estuaire de l’Orne révèle un paysage changeant où la vie sauvage semble avoir repris ses droits. À quelques kilomètres de Caen et d’Ouistreham, cette vaste baie préservée offre un refuge précieux à une faune abondante et à de nombreux oiseaux migrateurs.
L’estuaire de l’Orne. (Photo Yvonnick Guéret © Patrimoine Normand)
À peine avons-nous franchi le cordon de sable, que nous débouchons face à un paysage inattendu. Derrière nous la mer, la ville. Devant nous, une vaste prairie, des pépinières, des buissons, des bois… Trois ou quatre pas et des lapins apeurés détalent en toutes directions, leurs petites queues blanches en l’air, avec comme seul but la recherche d’une cachette pour mieux nous observer de loin. Alertés par leur course, des merles s’envolent, battant le rappel des passereaux vacant à leurs occupations dans les buissons. Nous sommes à la Pointe du Siège, à quelques kilomètres de Ouistreham et de Caen, mais il nous semble avoir changé d’espace ou de temps. Les lieux n’appartiennent plus à l’homme et à son agitation économique que l’on aperçoit de la plage.
Nous sommes des intrus en Terra Incognita. Des yeux nous suivent, des museaux au vent flairent nos odeurs alors que nous, yeux en alerte, nez dans les fleurs et index sur le déclencheur à l’affût d’un oiseau, d’un lapin ou d’un paysage changeant, progressons dans cette langue de sable. Le canal de l’Orne d’un côté, reste d’un projet napoléonien, l’Orne de l’autre, la pointe du Siège n’est qu’une petite partie de cette déferlante verte, jaune et bleue qu’est l’estuaire de l’Orne. À la fois maîtrisée et « libre », l’Orne mêle ses eaux aux eaux du canal et de la mer.
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