Carrouges et son château :
harmonieux mariage de granite et de briques
Harmonie de granite, de briques roses et d’ardoises, le château de Carrouges compte parmi les plus remarquables demeures historiques de Normandie. Entre forteresse médiévale et résidence de plaisance, cette vaste construction retrace plusieurs siècles d’histoire aux marches du duché normand.
Le châtelet du château de Carrouges. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Carrouges tire son nom du latin « quadrivium » qui,en langue d’oïl devint : carrefour. L’ancienne place forte située sur un dôme de schistes à 320 m d’altitude se trouvait précisément au croisement de deux voies romaines, l’une se dirigeant au Sud vers Le Mans, l’autre à l’Ouest vers Avranches. Le camp romain de Goult n’était pas loin (voir Patrimoine Normand n° 23).
La légende populaire disait que tous les descendants mâles d’un ancien seigneur du lieu, mari infidèle poignardé par sa femme, étaient marqués au front, comme son fils Karl, d’une tache rouge, d’où le nom de Carrouges. Au siècle dernier, le garde-champêtre, sans complication, ornait son képi d’un K découpé dans du drap rouge.
Carrouges situé sur la ligne frontière entre la Normandie et le Maine, entouré d’un rempart naturel de collines boisées, était un poste d’observation et de défense idéal pour le duché normand.
Au début du XIe siècle Guillaume Ier de Bellême, le célèbre « Talvas » avait reçu de Richard Ier de vastes domaines avec, pour mission de défendre les marches méridionales du duché.
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