Menhirs et dolmens du Houlme
Pierres de légendes et de cultes anciens
Des pierres dressées aux allées couvertes, le Houlme conserve plusieurs des plus fascinants mégalithes de l’Orne. Témoins du Néolithique, ces monuments de pierre ont nourri durant des siècles croyances populaires, légendes de fées et superstitions rurales, entre archéologie, mémoire païenne et patrimoine mystérieux des campagnes normandes.
La Sauvagère – l’allée couverte de la Bertinière. (Photo Jeannine Rouch © Patrimoine Normand)
Les mégalithes sont présents un peu partout dans le monde. En France, les plus connus sont en Bretagne. L’ensemble de l’Orne en compte une quarantaine. Le Houlme, en particulier, n’est pas en reste. S’ils sont moins connus, ils sont au moins répartis en plusieurs sites archéologiques remarquables qui ne manquent pas d’intéresser les amateurs. Comment définir les mégalithes ? Ce sont des élévations de très grandes pierres certes mais, plus précisément, de pierres brutes, non taillées. On peut les classer en trois catégories.
1° – Les pierres debout (ou menhirs en celte), solitaires, groupées en ligne, ou en cercle (cromlechs)
2° – Les tables de pierre ou dolmens reposant sur des pierres dressées
3° – Les allées couvertes
Dans notre région, grâce aux découvertes d’objets ou d’ossements révélés à leurs pieds dans les déblais, on peut les dater de l’époque néolithique, c’est-à-dire de 4 500 à 2 000 ans avant notre ère.
Quelle pensée commune inspira les constructeurs ?
De nombreuses hypothèses ont été avancées, souvent fantaisistes du moins pour les menhirs, quant à leur signification, leur fonction aux temps préhistoriques : stèles votives solaires ou agraires, objets de culte de la fertilité aux solstices, bornes monumentales, monuments commémoratifs d’événements historiques ? Nul ne le sait, mais pierres sacrées sûrement.
La Forêt Auvray –Menil Hermei – Petit menhir pyramidal situé dans un herbage qui longe la rivière, la Pierre de la Rousselière. (Photo Jeannine Rouch © Patrimoine Normand)
Le culte des pierres, comme celui des arbres et des fontaines, se retrouve dans l’histoire des religions de toutes les civilisations indo-européennes. Héritage de peuplades plus anciennes, il était pratiqué par les Grecs, les Celtes et les Romains. Le folklore qui s’ensuivit, attribue à ces « pierres debout » une vie surhumaine.
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