Patrimoine Normand

Zabeth : le pari fou du libraire cherbourgeois

« Quand Tiennot fut sorti, Zabeth qu’avait quasiment touot ouï, amountit byin vite dauns sa chaumbre et se jetit sus sen llit pouor y gimaer touot sen laisyi. Ainchi, sen père arraungeait touot, c’mmaundait touot, même chen’chin… Des chentaines et des chentaines de vergies de terre… Dauns la paositioun que je soummes… »

En rééditant Zabeth, Philippe Le Lanchon tient un pari un peu fou : celui de mettre à la disposition d’un large public une authentique littérature en normand. (Photo Pierre Rique © Patrimoine Normand)

En rééditant Zabeth, Philippe Le Lanchon tient un pari un peu fou : celui de mettre à la disposition d’un large public une authentique littérature en normand. (Photo Pierre Rique © Patrimoine Normand)

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Ces lignes furent publiées pour la première fois en 1969. Son auteur, André Louis1, signait avec Zabeth le tout premier roman entièrement rédigé en langue normande. En le rééditant, Philippe Le Lanchon tient un pari un peu fou : celui de mettre à la disposition d’un large public une authentique littérature en normand.

Ce n’est pas seulement un roman en langue normande, précise-t-il. C’est aussi un texte magnifique, un des plus beaux romans de terroir qui existent. Le terroir est une veine à la mode, mais bien peu d’auteurs ont su, comme André Louis, en retracer tous les caractères, s’imprégner de cette région2 qu’il connaissait si bien, et être capables de la transcrire dans son texte en respectant les personnages, les mentalités, les mœurs, et ces particularismes si précis du Cotentin3.

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Notes

  1. Enseignant amoureux de sa langue normande maternelle, André Louis fut avec Fernand Lechanteur l’un des fondateurs de la revue ethnographique Parlers et traditions populaires de Normandie, devenue le trimestriel Le Viquet. Il fut aussi président de la Société Alfred Rossel, et l’un des créateurs de l’Université Populaire du Nord-Cotentin. André Louis est décédé en 1999.
  2. L’action de Zabeth se situe dans le Nord-Cotentin.
  3. Zabeth reçut en 1971 le « Prix Littéraire du Cotentin ».
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