Patrimoine Normand

La Brèche au Diable ou le Mont Joly

Entre Caen et Falaise, le Mont Joly, à Soumont-Saint-Quentin, dévoile l’un des sites les plus fascinants du Calvados. La « Brèche au Diable », spectaculaire formation naturelle, mêle récits légendaires, vestiges archéologiques et mémoire historique dans un paysage aussi sauvage que chargé de sens.

La Brèche au Diable. Petit pont de bois permettant d’accéder au ravin où se situaient autrefois trois moulins. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

La Brèche au Diable. Petit pont de bois permettant d’accéder au ravin où se situaient autrefois trois moulins. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 2 mai 2026 à 22:33 Par
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Le Calvados, réputé pour sa plaine de Caen et son bocage, cache entre Caen et Falaise un site singulier : Saint-Quentin-de-la-Roche (aujourd’hui Soumont-Saint-Quentin), véritable promontoire naturel connu sous le nom de « Brèche au Diable » ou Mont Joly.

Lieu mystique, où la légende et l’histoire se côtoient, le site a inspiré de nombreux récits populaires : « Le Chevalier noir et la Belle », « Le Méchant seigneur et la pauvresse sauvés par saint Michel », « Le Chevalier et le diable » ou encore « Saint Quentin et le diable ».

Vue de la Brèche au Diable. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Vue de la Brèche au Diable. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Parmi ces récits, l’un des plus célèbres raconte l’origine même de la Brèche :

« Un jour, il y a bien longtemps, saint Quentin, parcourant la Normandie, cheminait sur les bords du petit lac de Poussandre (avant que la Brèche ne donnât passage aux eaux) et admirait son calme et sa limpidité.
Le diable acharné à le persécuter, s’approche à pas furtifs et, d’une poussée brusque, le précipite.
Le saint se voyant prés de couler à fond se recommande à Dieu et grâce à l’aide céleste, bientôt reprend pied et aborde, plein de reconnaissance.
Et sans perdre un instant, il gravit la colline, tombe à genoux pour remercier le ciel.
Une voix divine s’élève alors qui, en dédommagement du péril subi, l’autorise à donner un ordre au diable, l’assurant que quelque fût cet ordre, il serait exécuté.
Quentin ordonna donc à son ennemi de faire disparaître le lac afin qu’il n’y eut point là d’autre malheur à l’avenir.
Humilié dans sa puissance et dans son orgueil, le diable brandit son fouet et, d’un geste plein de rage, en frappa la montagne.
Dans un fracas infernal, au milieu des éclairs et du tonnerre, les roches s’ouvrirent, et les eaux s’engouffrant dans l’effroyable déchirure, s’écoulèrent à travers leur barrière à jamais disloquée ».

Plus tard, les habitants reconnaissants bâtirent une chapelle qui par la suite, devint leur église paroissiale. (L’église a été construite au XIIIe et XIVe siècles).

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