PATRIMOINE NORMAND

Château et jardins de Boutemont

Lové en lisière de la vallée de la Touques, le château de Boutemont s’orne de magnifiques jardins qui en font l’un des ensembles les plus attachants du pays d’Auge.

Boutemont, jardin remarquable et château. La verticalité de la tour d’angle du sud-ouest se trouve renforcée par les cônes des topiaires. (© Thierry Georges Leprévost)

Boutemont, jardin remarquable et château. La verticalité de la tour d’angle du sud-ouest se trouve renforcée par les cônes des topiaires. (© Thierry Georges Leprévost)

Mis à jour le 3 février 2026 à 18:43 Par
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Boutemont est un château discret. On pourrait passer cent fois à Ouilly-le-Vicomte sans soupçonner sa présence. Sur son site en contrebas traversé par l’ancienne voie romaine de Lisieux à Pont-l’Évêque existait au Moyen Âge une forteresse primitive destinée à surveiller le cours et la vallée de la Touques, dont la motte castrale du Xe est encore parfaitement lisible. Les seigneurs de Boutemont ne résidaient pas dans le château fort, mais déjà à l’époque ducale sur l’emplacement de l’actuelle habitation, qui a été érigée entre le XVe et le XVIIIe siècle, sur un plan carré marqué à chaque angle d’une tour ronde d’époque Henri IV. Cernée de douves sèches, c’est l’une de ces demeures rurales d’agrément prêtes à faire face aux guerres civiles et à toute éventualité d’attaque de brigands. Menacée de ruine à la fin du XIXe siècle siècle, elle fut sauvée par son rachat après la Grande Guerre, et se trouve aujourd’hui inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Monsieur et Madame Armand Sarfati, ses actuels propriétaires, l’ont pris en mains en 1976, et développent depuis lors un aménagement paysager qui leur a fait obtenir le label Jardins Remarquables de Normandie.

L’évolution des jardins

Comme toujours autour des châteaux, l’environnement végétal était d’abord utilitaire. Jusqu’au début du XXe siècle, la demeure était cernée de vergers de pommiers à cidre, en relation directe avec le pressoir qui subsiste au sud. Il est certain qu’auparavant, car c’était la coutume, un espace médiéval était dédié aux simples destinées à soulager divers maux. À mi-pente du coteau qui se relève au nord en direction de la route, la chapelle St-Lubin est au centre d’un coin de verdure attesté par un relevé cadastral dès 1800.

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