Giverny : Impression, jardin vivant
Nymphéas, Impressionnisme, Giverny… Ces noms conduisent immanquablement vers Claude Monet. Dans notre précédente édition, nous vous avons présenté le plus important mouvement pictural du XIXe siècle à travers les expositions-événements de l’année 2010. Si Rouen est bien le berceau historique de l’Impressionnisme, les jardins de Claude Monet à Giverny, remarquables toiles évolutives au gré des saisons, en constituent le vivant et indispensable complément.
La maison du Clos normand. De part et d’autre de l’allée, les deux ifs préservés par Alice Hoschedé. Sur la façade, des rosiers. Le Mermaid, rosier favori de Monet, portait ses fleurs jaunes en offrande jusqu’à la fenêtre de sa chambre. (© Fondation Claude Monet)
Les roses trémières poussent leurs derniers assauts vers la lumière d’automne, comme pour affirmer une dernière fois leur coquetterie avant le sommeil hivernal, tandis que les tournesols les narguent encore de leurs soleils miniatures, et que, plus modestes, les capucines colonisent paisiblement les allées, sachant leur fin prochaine dès les premières froideurs. Éternelles sentinelles, ifs et épicéas montent la garde çà et là, imperturbables au rythme des saisons, tout comme les gigantesques bambous ou les rhododendrons ventrus, dont la verdure maintient intact le fond de la toile de ce tableau végétal. Le sol commence à tisser son tapis mordoré où s’amoncellent des feuilles de toutes tailles et de toutes formes, détachées de leurs branches par une arrière-saison précoce, conséquence de l’exceptionnelle sécheresse de l’été. C’est à présent le règne des dahlias, innombrables et variés, ainsi que les aimait le peintre qui les cultivait avec passion, jusqu’à créer des hybrides à partir de ses préférés.
Coup de cœur pour Giverny
Lorsqu’en 1883 Claude Monet s’installe à Giverny, nul ne peut supposer que ce paisible village aux portes de Vernon recevrait annuellement un siècle plus tard entre 400 000 et 500 000 visiteurs ! Concours de circonstances, coup de pouce du hasard, tirage au sort de cette loterie sans nom qui sortira d’un chapeau un lieu élu par la grâce du destin plutôt qu’un autre. Un destin largement aidé par l’Homme. Et surtout par un homme, dont on célèbre en novembre prochain le 170e anniversaire de naissance.
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