Gustave Flaubert n’avait pas tout à fait tort quand il lançait, telle une boutade, « Normands, tous que nous sommes, nous avons du cidre dans nos veines ». Il n’était que de voir ce dimanche d’octobre au traditionnel concours de cidre de Bretteville-du-Grand-Caux, tous ces gens piétinant, palabrant, certains le verre de cidre à la main autour des sacs de pommes, certains autres s’extasiant devant l’énorme machine à piler qui projetait quelques éclats de pommes alentour.
De nombreux amateurs de la boisson ambrée s’étaient donnés rendez-vous ce jour-là, paysans producteurs de la région pour participer au concours annuel de cidre haut-normand, petits propriétaires de vergers venus faire examiner leurs fruits auprès de spécialistes, artisans du coin, fiers de présenter leurs œuvres... Et tous ces fermiers, tous ces badauds et tous ces citadins baguenaudaient d’étal en étal pour déguster le cidre « d’cheu nous » au bon goût de son terroir.
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