Géoparc mondial de l’UNESCO : une étape décisive pour La Hague
Après plusieurs années pour préparer le projet, la candidature de La Hague au prestigieux label de « Géoparc mondial de l’UNESCO » vient de franchir une étape essentielle. Durant plusieurs jours, deux experts mandatés par l’organisation internationale ont parcouru le territoire afin d’évaluer la richesse de son patrimoine géologique, mais aussi les actions engagées en faveur de sa préservation et de sa valorisation. Une visite décisive dont l’issue sera connue au printemps 2027.
Le Nez de Jobourg – La Hague. Ses falaises dévoilent les célèbres gneiss icartiens, parmi les roches les plus anciennes de France, formées il y a près de deux milliards d’années. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Dans les pas du Géoparc mondial UNESCO Normandie-Maine
Depuis 2020, la Normandie compte déjà un territoire reconnu par l’UNESCO avec le Géoparc mondial UNESCO Normandie-Maine, qui met en valeur un patrimoine géologique remarquable au cœur de paysages façonnés par des millions d’années d’histoire terrestre. Aujourd’hui, une nouvelle candidature ambitionne de faire rayonner un autre territoire normand : La Hague, dont les falaises, les landes et les formations rocheuses témoignent d’une histoire géologique exceptionnelle, vieille de près de deux milliards d’années.
Obtenir le label de « Géoparc mondial de l’UNESCO » ne se résume pas à faire reconnaître la beauté d’un paysage. Cette distinction internationale récompense avant tout un territoire dont le patrimoine géologique présente une valeur exceptionnelle, mais aussi un projet collectif fondé sur sa protection, sa valorisation, la médiation scientifique, l’éducation et un développement durable.
Une candidature qui franchit une étape décisive
C’est dans cette perspective que le Géoparc de la Hague poursuit sa candidature au prestigieux label international. Du 29 juin au 3 juillet 2026, deux évaluateurs mandatés par l’UNESCO ont parcouru le territoire afin de vérifier que celui-ci répond aux nombreux critères exigés par l’organisation. Cette visite sur le terrain constitue une étape majeure du processus de labellisation, permettant aux experts d’apprécier directement les richesses du territoire, les actions engagées et la mobilisation des acteurs locaux.
Pigeonnier du manoir du Tourp – La Hague. Si le label « Géoparc mondial de l’UNESCO » s’appuie sur la richesse géologique d’un territoire, il prend également en compte les liens étroits entre les paysages et les sociétés humaines qui les ont façonnés. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Durant leur séjour, les deux évaluateurs ont découvert plusieurs sites emblématiques, parmi lesquels les falaises d’Écalgrain, la digue de La Hague, la réserve naturelle de Vauville ou encore le manoir du Tourp… Ils ont également rencontré élus, scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels, acteurs touristiques, producteurs locaux et partenaires du projet afin d’évaluer la manière dont le patrimoine géologique irrigue la vie économique, culturelle et éducative du territoire. Des échanges ont également été menés avec les représentants du centre de stockage de la Manche de l’ANDRA et du nucléaire d’Orano.
Un patrimoine naturel et culturel à faire reconnaître
La candidature de La Hague repose sur un ensemble de richesses où la géologie dialogue avec les paysages et l’histoire humaine. Ses falaises spectaculaires, ses formations rocheuses anciennes, ses espaces naturels préservés et son patrimoine bâti témoignent d’un territoire façonné au fil des siècles par les populations qui l’ont habité.
La décision finale sera rendue au printemps 2027, après l’examen du dossier par les instances de l’organisation. Une attente de plusieurs mois s’ouvre désormais pour La Hague, avec l’espoir de rejoindre la liste des Géoparcs mondiaux de l’UNESCO et de porter encore plus loin la reconnaissance de son patrimoine exceptionnel.
Le label « Géoparc mondial de l’UNESCO » distingue des territoires possédant un patrimoine géologique remarquable, mais également engagés dans une démarche globale de valorisation de leurs richesses naturelles et culturelles. Il ne s’agit pas seulement de préserver des paysages exceptionnels : le Géoparc met en relation la géologie avec l’histoire, la biodiversité, les savoir-faire et les patrimoines humains qui façonnent un territoire. À travers cette approche, il permet de mieux comprendre l’évolution de la Terre, mais aussi les équilibres fragiles de notre environnement actuel. Les Géoparcs participent ainsi à la sensibilisation du public aux grands enjeux contemporains, tels que la gestion durable des ressources naturelles, l’adaptation au changement climatique ou encore la prévention des risques liés aux phénomènes naturels. Pour répondre à ces objectifs, un Géoparc mondial de l’UNESCO développe des actions de médiation, d’éducation à l’environnement et au développement durable, tout en encourageant la recherche scientifique locale et la transmission des connaissances auprès des habitants comme des visiteurs.
La Côte des Îsles – Entre falaises, havres & dunes