Au chevet du patrimoine rouennais

À peine l’abbatiale Saint-Ouen a-t-elle retrouvé son éclat que de nouveaux travaux se profilent déjà, tandis que le Gros-Horloge appelle à son tour des soins. À Rouen, la restauration des monuments historiques n’a rien d’un aboutissement : elle repose sur une surveillance constante, des interventions successives et des savoir-faire capables d’accompagner les édifices au fil du temps.

L’abbatiale Saint-Ouen a recouvré son lustre d’origine.

L’abbatiale Saint-Ouen a recouvré son lustre d’origine. (© Delphine Hébert)

Saint-Ouen : poursuite d’une restauration

Engagée en 2021, la restauration de Saint-Ouen s’est achevée en septembre 2025. Charpentes et couvertures, élévations du transept sud, portail des Marmousets et verrières ont tous fait l’objet d’une restauration. La rose sud, de 8,50 mètres de diamètre et composée de 707 pièces de verre, a notamment été déposée, nettoyée et réparée en atelier avant d’être protégée par une double verrière. Dernière étape : le massif occidental, élevé au milieu du xixe siècle et jamais restauré dans son ensemble. Pierres, statues, pinacles et fleurons ont nécessité des milliers d’heures de travail. Le programme représente 20 millions d’euros, financés pour moitié par l’État, auxquels s’ajoutent 466 000 euros réunis pour la rose. Pour autant, Saint-Ouen n’en a pas fini avec les échafaudages. Leur mise en place est prévue au plus tard début 2027, pour un chantier d’un peu plus d’un an.

Un appel d’offres a d’ores et déjà été lancé pour achever la restauration des portails du massif occidental.

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