Robert le Libéral
Héros de chanson de geste
Le sixième duc de Normandie est assurément le plus énigmatique de tous ceux qui se seront succédé entre 911 et 1204. Les conditions de son arrivée au pouvoir ont nourri les pires suppositions. La naissance de son fils stimulera pendant des siècles la verve poétique des écrivains. Sa fin de vie prématurée demeure nimbée de mystère.
Statue de Robert le Magnifique, Falaise. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Robert naît probablement à Rouen en 1009 ou 1010. Il est le second fils de Richard II le Bon et de son épouse légitime, Judith de Bretagne. À la mort de leur père en août 1026, c’est son frère aîné Richard, qui fort logiquement lui succède.
On aurait pu destiner son cadet à l’abbatiat ou à l’épiscopat, histoire d’ajouter une pièce maîtresse ducale au sein de l’Église normande, mais Robert ne se sent sans doute aucun goût pour entrer dans les ordres. Il faut croire que son père en avait conscience, tout comme de sa forte personnalité, puisqu’il l’a fieffé du vaste comté d’Hiesmois, dont la ville principale, autrefois Exmes, est désormais Falaise, au fier château surgi du schiste aux reflets ocre, perché au-dessus du cours de l’Ante, doté de l’un des premiers donjons de pierre construits en Normandie, indice de l’importance militaire de la place face aux potentielles menaces angevines ou bretonnes. Un geste de confiance en son second fils, eu égard à l’importance du site, qui était déjà fortifié au temps de Charlemagne.
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