La Suisse normande,
entre monts et merveilles…
La Normandie est, on le sait, une région de pays : pays d’Auge, Bessin, pays de Caux… Chacun de ces pays dispose d’une forte identité, d’une histoire ancienne. Dans ce cortège de pays, la Suisse normande fait un peu figure d’extra-terrestre avec son appellation qui prête parfois à sourire, de nombreux horsains croient parfois à un pays imaginaire, une chimère où se croiserait gruyère et camembert, alpages et bocages… Une impression renforcée par l’absence de texte ancien l’évoquant, ni même de coutume ethnologique la caractérisant. Alors la Suisse normande existe-t-elle ?
Paysage de la Suisse normande. (© Grégory Wait)
Le dernier né des pays normands
Il en est des pays comme il en est des gens, ceux-ci vivent et meurent, mais ils naissent aussi (on en sait quelque chose en ce moment avec l’anniversaire de la naissance de notre région). À côté de ces très vieilles appellations issues des pagus gaulois, la Suisse normande est elle une petite jeunesse, née il y a environ 150 ans. Ce sont les premiers voyageurs, les premiers touristes, passionnés de paysages, de pittoresque et d’originalité qui ont lancé le nom. Cela se passait dans les années 1870 quand les chemins de fer ont commencé à sillonner les régions françaises. En Normandie on a ouvert la ligne Caen-Flers-Laval empruntant la vallée de l’Orne, suivant rochers, escarpements et landes sauvages, le tracé sinuait entre viaducs et tunnels.
La Normandie de réputation sage et modérée devenait là un pays caillouteux, acéré et pentu. C’était l’époque où les appellations flatteuses et les références étaient à la mode : Caen était « l’Athènes Normande », Granville la « Monaco du Nord », certaines villes devinrent des « petites Venise »…
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