Comité Gilles de Gouberville :
vingt ans au service de Gilles Picot
Pour les amoureux de l’histoire, quel bonheur serait de pouvoir s’offrir un petit voyage dans le passé en guise de vacances !
Gilles Picot, sieur de Gouberville. (© Patrimoine Normand)
C’est pourtant, comme l’exprime on ne peut mieux Madeleine Foisil, la possibilité qu’offre un petit seigneur normand d’autrefois dont le vieux grimoire (ultérieurement rebaptisé journal), « tel une caméra, aujourd’hui, » permet aux initiés « de regarder et de voir en direct la vie de tous les jours d’il y a quatre cents ans… [Une œuvre qui] dans son génie et sa monotonie, nous met au cœur de la campagne normande, au XVIe siècle. » Ce Normand des temps anciens avait nom Gilles Picot.
Mais qui était vraiment ce personnage ?
Pour ceux qui n’auraient pas lu les articles que Patrimoine Normand lui a déjà consacrés, il suffira de rappeler comment la revue présentait Gilles Picot, sieur de Gouberville dans son n° 43 : « Gilles de Gouberville, né en 1521 au Mesnil-au-Val (50) [où il mourut en 1578], était ce qu’on appelle un gentilhomme campagnard, qui s’occupait principalement de son domaine personnel, tout en exerçant pour le roi, la charge de lieutenant des Eaux et Forêts. ».
Exposition consacrée à Gilles de Gouberville en 2006, au château de Tourlaville. On reconnaît, à gauche, Françoise Mosser et, au centre, l’amiral Édouard Guillaud, alors préfet maritime. (© Guy Deschamps)
Cependant, plus d’un siècle après la découverte et la révélation, en 1870, de ses écrits par l’abbé Tollemer, et malgré les efforts de Claude Blanguernon et d’Emmanuel Le Roy Ladurie, autour de 1970, pour le sortir des brumes de l’oubli où il s’enlisait, il demeurait encore largement méconnu. À part les historiens chevronnés et quelques amateurs férus d’histoire locale, peu de monde, à vrai dire, s’intéressait alors à lui. Son nom restait assez connu parmi ses concitoyens posthumes du Nord Cotentin, certains même savaient qu’il avait rédigé un Journal, mais ces vagues souvenirs se diluaient proportionnellement à l’éloignement de sa région d’origine. Il faut bien reconnaître que peu de curieux avaient pris connaissance de la richesse du monument qu’il a laissé, au grand regret d’Yves Nédélec, qui a écrit, dans une de ses innombrables notes et notules concernant la Manche : « Pour la Normandie, le Journal de Gilles de Gouberville est l’équivalent de la Tapisserie de la Reine Mathilde. », se devant malheureusement de préciser aussi que, s’il est « le plus important des livres de raison », il reste « le moins connu ».
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