Pauline Rebour
Pauline Rebour (1878-1954). (© Guillaume Néel)
Une grande dame comme on les aime. Une pionnière ; mieux, une combattante ! Oh ! Pas de celles qui prennent l’épée – ou le fusil –, telle une Jeanne d’Arc du XXe siècle. Sa bataille, à Pauline, c’est les droits des femmes, surtout celui de déposer un bulletin dans une urne à une époque où le vote est exclusivement masculin. Autres temps, autres mœurs ? Pas si sûr, quand les droits de nos mères, de nos sœurs, de nos épouses, de nos filles, de nos amies – c’est un humaniste, un fils, un frère, un époux, un père et un ami qui écrit ces lignes – sont remis en cause dans nos démocraties occidentales… Sans parler de tous ces pays de par le monde, où ils sont foulés aux pieds ou inexistants. Le combat de Pauline, doublement normande, mortainaise et havraise, reste tragiquement d’actualité. Comme ses sœurs de lutte, cette fondatrice de la Société féministe du Havre obtient le droit de vote par ordonnance du Comité français de libération nationale en date du… 21 avril 1944 ! La France est à cette époque encore occupée, et Pauline votera pour la première fois le 29 avril 1945, à l’occasion d’élections municipales. Un symbole : la veille du suicide du fou à moustache ayant bouté le feu à la planète, qui réduisait la condition féminine à la simple procréation.
Retrouvez cet article dans son intégralité
Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°134. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.