Patrimoine Normand

Georgette Leblanc

Georgette Leblanc (1869-1941).

Georgette Leblanc (1869-1941). (© Guillaume Néel)

Mis à jour le 22 mai 2026 à 21:54 Par
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Dans la famille Leblanc, je demande la fille. Après Maurice, le papa d’Arsène Lupin, voici la petite sœur. Cette Rouennaise de naissance aurait voulu, et même sans doute pu, percer dans le domaine des lettres, tant elle avait de talent. Elle acquit finalement la notoriété en poussant la chansonnette. Enfin, il s’agit là d’une formulation bien cavalière pour désigner une artiste lyrique de haut vol. En 1895, notre « Castafiore » normande tomba sous le charme – ou l’inverse – de l’auteur belge Maurice Maeterlinck, prix Nobel de littérature en 1911, excusez du peu. Ensemble, ils séjournaient l’essentiel de l’année en l’abbaye de Saint-Wandrille, contribuant à l’entretien et à la restauration de cette « auge magnifique » où s’ébattait, après la Révolution, « un hideux pourceau dévastateur nommé Lenoir », selon les mots de Victor Hugo. Les deux amants se séparèrent en 1918 : Maurice s’éprit d’une jeunette ; Georgette aussi…, s’épanouissant dans les bras de Margaret Anderson, de seize ans sa cadette. L’ancien phare de Tancarville avec vue imprenable sur l’estuaire de la Seine, acquis par la diva, abrita cette passion – scandaleuse pour l’époque. « Mademoiselle Leblanc » s’éteignit au Cannet le 26 octobre 1941, onze jours avant son illustre frère.

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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°129. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.

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