Patrimoine Normand

Réserve ornithologique de Flers

La réserve ornithologique de la ville de Flers est située à la mairie. C’est une des réserves originales du GONm car elle permet, comme Tatihou mais dans un autre contexte, d’allier nature et culture. En effet, elle englobe tout le périmètre du château de Flers, classé monument historique. C’est la première réserve réellement urbaine du GONm : elle est l’occasion de montrer que la nature peut être à notre porte.

Le château de Flers

Le château de Flers. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 4 juin 2026 à 13:09 Par
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La réserve de Flers s’étend sur une quarantaine d’hectares où l’on peut trouver cinq milieux différents :
– Le premier, le plus intéressant historiquement, est constitué par les bâtiments, c’est-à-dire le château formé de deux ailes de styles différents et ses dépendances : l’aile droite, du XVIe siècle plus sévère que la splendide aile gauche, construite au début du XVIIIe siècle et dont la façade a été refaite en 1762. Les bâtiments sont fréquentés par tous les oiseaux affectionnant ce type de refuge tels le choucas des tous, le moineau domestique, le rouge-queue noir mais aussi la chouette effraie qui niche la tour de gauche.

– Le deuxième milieu, le plus petit, est la parcelle marécageuse que l’on trouve derrière le moulin du château. Elle est régulièrement visité par la poule d’eau et la bergeronnette des ruisseaux.
– Les pelouses parsemées d’arbustes forment un troisième milieu particulièrement attractif pour l’accenteur mouchet et régulièrement inspecté par la bergeronnette grise et le merle noir en quête de nourriture.

La réserve de Flers est un magnifique hâvre de paix pour de nombreux oiseaux dont la chouette effraie.

La réserve de Flers est un magnifique hâvre de paix pour de nombreux oiseaux dont la chouette effraie. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Les deux dernier milieux sont les plus importants pour l’observation ornithologique : ce sont les étangs et la futaie.
– Les étangs ont été creusés au XVIIe siècle pour fournir de l’eau au moulin et du poisson au comte de Flers. Ils sont peu profonds mais d’une belle superficie, 17 hectares à eux deux. On peut y voir une bonne partie des oiseaux d’eau de Normandie. L’hôte habituel, commun et sédentaire, est bien le canard colvert. On peut en voir jusqu’à 250 en hiver. Cependant, on peut y rencontrer des canards plus rares (siffleur, souchet, pilet, fuligule milouin) voire même quelques raretés (nette rousse, harle bièvre, plongeon catmarin). C’est durant l’automne et l’hiver que l’on a le plus de chance d’apercevoir ces canards. On y voit aussi des grèbes huppés et castagneux et le martin-pêcheur.
– La futaie s’étend, elle aussi, sur 17 hectares. C’est un endroit extrêmement fécond en rencontres ornithologiques. En effet, les oiseaux ayant désormais l’habitude de l’homme y sont peu farouches. C’est donc un lieu particulièrement favorable pour un ornithologue débutant. Merle noir, rouge-gorge, pinson des arbres, sittelle torchepot, troglodyte mignon, diverses mésanges s’activent sans prêter attention à l’observateur.

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