Charles Nicolle
Charles Nicolle (1866-1936). (© Guillaume Néel)
Brillantissime ! C’est le premier mot qui nous vient à l’esprit pour qualifier ce Rouennais né avec l’automne 1866. Fils d’Eugène Nicolle, médecin des hôpitaux dans la métropole normande, il suit de brillantes études, au lycée Pierre-Corneille d’abord, en faculté de médecine à Rouen et à Paris ensuite. Hélas – ou tant mieux, si l’on tient compte de la suite de l’histoire –, une surdité précoce l’empêche de pratiquer la médecine. Qu’à cela ne tienne : les ressources de sa cervelle hyperactive, il va les mobiliser tout entières pour la recherche, devenant tour à tour chef du laboratoire bactériologique de Rouen, de 1896 à 1902, puis de l’Institut Pasteur de Tunis (1902-1936), alors sous protectorat français. On lui doit notamment d’avoir découvert l’origine du typhus exanthématique, adjectif dont nous ignorions l’existence même avant de rédiger ce texte… Après consultation d’un solide bon vieux dico, nous avons appris qu’il s’agit d’une forme de cette maladie s’accompagnant de lésions cutanées. On ne va pas davantage jouer au savant que nous ne sommes pas, mais ses travaux lui valent ni plus ni moins que le prix Nobel de médecine 1928. À Rouen, le CHU porte son nom.
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°138. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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