Patrimoine Normand

Le château d’Orcher

De la forteresse médiévale à la résidence du temps de Louis XV

Du haut de sa falaise, Orcher domine l’estuaire de la Seine et le pont de Normandie. Au fil des siècles, la forteresse s’est transformée en une élégante demeure aux boiseries particulièrement raffinée.

En dépit des destructions et des remaniements, la vieille forteresse dresse presque intacte sa tour du XIIe siècle, qui saisit le regard par sa brutale juxtaposition avec le logis plus accueillant des Planterose de Melmont. La forte dénivellation gazonnée du premier plan marque l’emplacement d’un ancien fossé protégeant les abords du château. (© OT Le Havre)

En dépit des destructions et des remaniements, la vieille forteresse dresse presque intacte sa tour du XIIe siècle, qui saisit le regard par sa brutale juxtaposition avec le logis plus accueillant des Planterose de Melmont. La forte dénivellation gazonnée du premier plan marque l’emplacement d’un ancien fossé protégeant les abords du château. (© OT Le Havre)

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Le origines et l’histoire de la forteresse

Sur la falaise qui domine l’estuaire de la Seine à proximité du vieux port d’Harfleur, Orcher occupa dès le Xe siècle une position stratégique de toute première importance. L’histoire d’Orcher débuta en 912, lorsque Rollon concéda à l’un de ses compagnons, Auricher, un domaine stratégique à Gonfreville. Outre son immense privilège de dominer l’estuaire de la Seine, partagé par le châtelain voisin de Tancarville, le seigneur du lieu allait aussi pouvoir bénéficier du droit d’épaves.

Une première tour élevée au XIe siècle fut intégrée près de cent ans plus tard à une véritable forteresse conçue selon un plan très simple. Une cour fermée par de solides murailles fut flanquée à chacun de ses angles d’une tour quadrangulaire. De ces fortifications ne subsistent plus que deux tours, réunies sur le front de Seine par un mur d’origine médiévale percé et remanié dans les temps moins incertains qui suivirent l’origine du site. Si la tour que l’on date du XVIe siècle est aujourd’hui arasée, faisant corps avec le logis plus récent sous le même toit d’ardoises, celle qui lui fait pendant à l’autre extrémité a conservé l’essentiel de sa silhouette. Le couronnement de cette dernière construction du XIIe siècle, avec ses créneaux et ses merlons, a été refait au lendemain de l’occupation allemande dans un béton d’un goût douteux qui vieillit mal.

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