PATRIMOINE NORMAND

Barbey d’Aurevilly et ses fantômes

Le Chevalier Des Touches

Toute sa vie, Jules Barbey d’Aurevilly est resté fidèle à la Normandie. Elle est son berceau, son maître, sa source d’inspiration, son Alpha et son Oméga. Une Normandie interprétée, magnifiée, fantasmée, en un mot aurevillienne : SA Normandie. Dans son roman Le Chevalier Des Touches, il promène le lecteur de Valognes à Granville, de Coutances à Avranches, de Carteret à Caen, au cours d’un périple littéraire superbe et désabusé à l’image de son auteur.

« Cette ville a de mon cœur dans ses pavés et dans les pierres de ses maisons. » Représentation de Barbey d'Aurevilly par le sculpteur Zacharie Astruc (1833-1907), réalisée en 1876. Dépôt du musée d'Orsay. Musée Barbey-d’Aurevilly de Saint-Sauveur-le-Vicomte. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

« Cette ville a de mon cœur dans ses pavés et dans les pierres de ses maisons. » Représentation de Barbey d’Aurevilly par le sculpteur Zacharie Astruc (1833-1907), réalisée en 1876. Dépôt du musée d’Orsay. Musée Barbey-d’Aurevilly de Saint-Sauveur-le-Vicomte. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 22 novembre 2025 à 22:11 Par
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Valognes, le spectre de son adolescence

Né à Saint-Sauveur-le-Vicomte le 2 novembre 1802, Jules Barbey se jouera à loisir de ce coup du sort qui lui donne la vie le jour des morts ! Ses parents l’envoient à Valognes, où il séjourne chez son oncle Jean-Louis Pontas du Méril, maire du bourg libéral, athée et franc-maçon, qui lui fait tourner le dos à la religion de son enfance, un paradoxe qui est la source de revirements spectaculaires dans sa façon de voir le monde.

C’est à Valognes qu’il acquiert les fondements de sa culture et connaît à treize ans ses premiers émois amoureux, peut-être en la personne d’Ernestine du Méril, la fille de son oncle, hôte et mentor de son adolescence, plus vraisemblablement (car Ernestine est née comme lui en 1802) envers une autre jeune fille plus âgée non identifiée :

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